Programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC)

Evaluation épidémiologique et surveillance de la maladie

Evaluation épidémiologique

Entre 1999 et 2005, plusieurs études ont été menées en vue d’évaluer l'impact à long terme des opérations de l’APOC. Les résultats ont montré une réduction significative de la prévalence de microfilaires vivants (formes larvaires du parasite Onchocerca volvulus) dans l'œil. Ils ont également démontré que le traitement à l'ivermectine peut empêcher la cécité d’origine onchocerquienne et les démangeaisons insupportables.

Au cours des années à venir, l’APOC choisira des villages sentinelles dans autant de sites de projets que possible en vue d'évaluer la performance des projets TIDC au moyen des indicateurs de tendance épidémiologique.

Monitoring et surveillance de la maladie

Le rôle de l’APOC dans la surveillance de la maladie est d’encourager les pays à intégrer les activités de lutte contre l'onchocercose dans leurs systèmes nationaux de surveillance épidémiologique. Entre 2008 et 2012, l’APOC prévoit de fournir un appui financier au Centre de Surveillance Pluripathologique (MDSC) afin de réaliser cet objectif.

En collaboration avec le MDSC, l’APOC a également l’intention d’encourager les pays à accroître la priorité accordée aux questions relatives à la surveillance épidémiologique dans leurs stratégies du secteur de la santé.

Le Centre de Surveillance Pluripathologique (MDSC)

Le MDSC aide les pays à planifier et à mettre en place un système intégré de surveillance épidémiologique. Ce système comprend la surveillance active de toute recrudescence éventuelle de l'onchocercose.

Le MDSC a été mis en place pour la surveillance de l'onchocercose dans les pays couverts par le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l’Ouest (OCP). Il doit maintenant faire le même travail dans les pays de l’APOC. Le MDSC formera des épidémiologistes, des entomologistes et des techniciens sur tous les aspects de la surveillance et de l’évaluation épidémiologique et entomologique de l'onchocercose.

Le MDSC analysera également les parasites et les simulies au moyen de sondes d'ADN et avisera les pays des niveaux de transmission.

Le rôle des pays est de planifier et de mettre en œuvre les activités de monitoring et de surveillance. Ils analysent également et appliquent les résultats de ces activités à la prise de décision. L'OMS aide les pays à élaborer des politiques, des directives et des stratégies pour le monitoring et la surveillance de l'onchocercose.

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