Programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC)

Evaluation externe de l’APOC

L’APOC a fait l'objet de deux évaluations externes. Pour toutes les deux, le but était d’évaluer les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs du Programme, et de faire des recommandations. Une troisième évaluation externe est prévue pour 2010, et une quatrième et dernière évaluation est prévue pour 2015.

La première évaluation externe (2000)

La première évaluation externe a conclu que la stratégie de l’APOC, i.e. le traitement à l’ivermectine sous directives communautaires (TIDC) était:

“une stratégie opportune et innovatrice pour combattre un fléau répandu… Les communautés ont été activement impliquées dans leur auto-traitement à grande échelle, ce qui fait espérer une pérennisation du processus”.

L'évaluation a également noté qu'elle était:

“profondément préoccupée par la pérennisation… une fois que le financement de l’APOC prendra fin.”

La deuxième évaluation externe (2005)

La deuxième évaluation externe a identifié des obstacles importants à la réalisation des objectifs de l’APOC, montrant que:

“L’APOC avance résolument vers ses objectifs mais reste confronté à des défis majeurs [tels que] les effets secondaires graves… [et] les retards, particulièrement dans les zones en situation ou sortant d’une situation de conflit où un certain nombre de projets n’ont même pas encore démarré”.

Réaction de l’APOC aux résultats de l'évaluation

En réaction à ces résultats, l’APOC a pris des mesures correctives parmi lesquelles:

  • la réduction des retards dans le lancement des projets TIDC
  • l’encouragement des organisations non gouvernementales de développement (ONGD) à prendre en charge de nouveaux projets TIDC
  • l’augmentation de l'aide financière aux projets des pays en situation ou sortant d’une situation de conflit.

Dans les projets où il y a un risque d'effets secondaires graves, l’APOC:

  • accroît son aide financière pour fournir aux structures sanitaires périphériques les médicaments et l'équipement nécessaires à la prise en charge des effets secondaires graves
  • invite les projets TIDC à sensibiliser les communautés sur le risque des effets secondaires graves
  • met à la disposition des projets des conseillers techniques spécialisés dans la prise en charge des effets secondaires graves.
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