La journée de travail de Denise, travailleuse parisienne
Ces photographies, prises lors des heures de pointes dans le métro parisien, illustrent le stress que le travail en ville peut occasionner. Au milieu de la foule, Denise, notre Parisienne, attend le train qui l'amènera à son bureau. Elle travaille à l'administration centrale de la Sécurité sociale, l'assurance maladie française. Les femmes qui travaillent dans les bureaux ou les supermarchés ne doivent pas seulement gérer le stress de leur vie privée, mais doivent faire face à l'agitation générale et à la frénésie moderne dans leur travail : lumières éblouissantes, bruit, air pollué et pression des gens impatients. Pour la plupart des femmes vivant en banlieue dans les grandes villes, la cohue dans les transports publics, lorsqu'il faut attraper le train, le bus ou ne pas rater les correspondances sur un autre quai, est inévitable. Lorsque le bureau ferme, leur travail n'est pas terminé et il recommence bien avant l'ouverture du bureau.
Photographe : Robert Doisneau
Date : 1959
Copyright : WHO
Le texte est tiré du magazine World Health, de Septembre-Octobre 1960.
1ère partie de journée
6h. Denise se lève, nourrit son fils Marc, âgé de 5 mois, qui est gardé par la grand-mère durant la journée. Son mari est à l'armée en ce moment.
7h. Elle part à bicyclette pour la station Raincy, où elle prend le métro de 7.14 pour Paris. 26 minutes plus tard, elle est à la Gare de l'Est.
7h40. 30 minutes à travers Paris en métro
7h45. Denise attend sa correspondance sur le quai.
8h10. Ensuite, 5 minutes à pied. Le bureau est déjà ouvert.
8h15. A son travail Denise doit remplir les bons pour les remboursements médicaux et hospitaliers des membres de la sécurité sociale. Chaque cas prend environ 10 minutes.