Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Supervision, suivi et évaluation de l’élargissement du traitement antirétroviral à l’ensemble du Malawi

Edwin Libamba, Simon Makombe, Eustice Mhango, Olga de Ascurra Teck, Eddie Limbambala, Erik J Schouten, & Anthony D Harries

RÉSUMÉ

OBJECTIF

Décrire les stratégies de supervision, de suivi et d’évaluation utilisées au Malawi pour évaluer la délivrance du traitement antirétroviral dans le cadre de l’élargissement de ce traitement à l’ensemble du pays.

MÉTHODES

Au cours du premier trimestre 2005, l’Unité chargée du VIH au Ministère de la Santé et ses partenaires (la Lighthouse Clinic ; Médecins sans Frontières Belgique ; le district de Thyolo ; et le Bureau de l’Organisation mondiale de la Santé au Malawi) ont entrepris une supervision et un suivi structurés de tous les établissements publics de santé du Malawi délivrant un traitement antirétroviral.

RÉSULTATS

Il ressort de l’examen des données qu’à la fin de 2004 13 183 malades (dont 5274 (40 %) sujets de sexe masculin et 12 527 (95 %) sujets adultes) avaient commencé un traitement antirétroviral. Parmi les malades ayant entamé un traitement de ce type, 82 % (10 761/13 183) étaient encore en vie et prenaient des antirétroviraux ; 8 % (1026/13 183) étaient décédés ; 8 % (1039/13 183) étaient perdus de vue ; moins de 1 % (106/13 183) avaient abandonné le traitement ; et 2 % (251/13 183) avaient été transférés à un autre établissement. Parmi les patients vivants et sous traitement antirétroviral, 98 % (7098/7258) bénéficiaient de soins ambulatoires, 85 % (6174/7258) étaient en mesure de travailler, 10 % (456/4687) présentaient des effets secondaires importants et, d’après le décompte des comprimés, 96 % (6824/7114) avaient pris correctement leurs médicaments. Des erreurs concernant l’enregistrement et le suivi des patients ont été relevées et corrigées. Les stocks de médicaments ont été contrôlés ce qui, dans un cas, a permis d’éviter une rupture de stock. A la suite des visites de supervision, on a constaté, fin mars 2005, que le nombre de patients affectés à des établissements devant commencer à délivrer un traitement antirétroviral avait augmenté.

CONCLUSION

Le rapport démontre l’importance d’une supervision à un stade précoce des établissements qui commencent à délivrer des traitements antirétroviraux et l’intérêt d’associer cette supervision à une collecte de données. Des visites régulières à des fins de supervision et de suivi des établissements délivrant le traitement sont indispensables pour suivre l’élargissement à l’échelle nationale de la distribution d’antirétroviraux.

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