Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Une amélioration du tri médical et des soins d’urgence lors de l’accueil des enfants a permis de réduire la mortalité hospitalière dans un pays à ressources limitées

Elizabeth Molyneux, Shafique Ahmad, & Ann Robertson

RÉSUMÉ

PROBLèME

L’évaluation précoce et la définition de priorités pour le traitement et la prise en charge des enfants malades accueillis par les services de santé jouent un rôle essentiel dans la qualité des résultats obtenus. Dans les pays en développement, nombre d’hôpitaux voient énormément de patients et manquent de personnel, de sorte que ces patients doivent souvent attendre avant d’être évalués et traités.

Démarche adoptée

L’exemple présenté est celui d’un service pour enfants de moins de cinq ans, surchargé et assurant des consultation externes, des vaccinations et la prise en charge des urgences médicales. Le service fourni par cette unité était insuffisant en raison d’un certain nombre d’admissions injustifiées et d’un taux de létalité élevé. Les carences de ce service ont été évaluées et des moyens ont été recherchés pour l’améliorer.

Cadre local

Un service de consultations pédiatriques externes surchargé d’un hôpital public de soins tertiaires à Blantyre, au Malawi.

Changements pertinents

Les principaux changements ont consisté à former le personnel aux soins d’urgence et au tri médical, à améliorer la gestion des flux de malades à travers le département et à développer une collaboration étroite entre les services de soins hospitaliers et ambulatoires. Cette formation a été dispensée en même temps que la restructuration de l’aménagement physique du département. Les changements ont été mis en place lors de la réouverture de celui-ci en janvier 2001.

Enseignements tirés

Pour parvenir à de bonnes pratiques hospitalières, il est essentiel d’améliorer l’exécution et la dispensation des soins et la capacité à fixer des priorités pour la prise en charge clinique. L’instauration des changements précédemment décrits a permis de rationaliser la délivrance des soins et de réduire la mortalité hospitalière de 10-18 % avant l’introduction de ces changements (soit avant 2001) à un niveau de 6-8 %.

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