Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Définition des priorités pour la recherche mondiale en santé mentale

Mark Tomlinson, Igor Rudan, Shekhar Saxena, Leslie Swartz, Alexander C Tsai & Vikram Patel

Objectif

Fixer des priorités en matière d’investissement dans la recherche mondiale en santé mentale et proposer un usage plus rationnel des fonds dans ce domaine, qui demeure sous-financé et sous-étudié.

Méthodes

Les Membres du Lancet Mental Health Group ont recensé systématiquement et attribué un score aux options d’investissement dans des recherches concernant quatre classes de troubles : schizophrénie et autres troubles psychotiques majeurs, troubles dépressifs majeurs et autres troubles mentaux courants, abus d’alcool et autres troubles dus à l’abus de substance et troubles de l’enfant et de l’adolescent (classe large). En appliquant la démarche de fixation des priorités de la Child Health and Nutrition Research Initiative, le Groupe a listé diverses questions à étudier et les a évaluées selon des critères de résolubilité, d’efficacité, d’aptitude à donner des résultats délivrables, d’équité et d’impact sur la charge persistante de troubles mentaux. Ces scores ont ensuite été pondérés selon le système de valeurs énoncé par un groupe plus important de parties concernées.

Résultats

Les questions à étudier obtenant le score le plus élevé concernaient la recherche sur les politiques et les systèmes de santé, les lieux et les modalités de délivrance des interventions d’un bon rapport coût/efficacité dans les pays à faibles ressources, les recherches épidémiologiques sur la catégorie large des troubles de l’enfant et de l’adolescent et les questions relatives à l’abus d’alcool et de drogues. Les questions obtenant le score le plus bas concernaient le développement de nouvelles interventions, de nouveaux médicaments, agents pharmacologiques et vaccins et d’autres technologies.

Conclusion

Dans le contexte de la santé mentale et à l’horizon des dix prochaines années, il serait préférable de combler les lacunes les plus criantes en matière de connaissances en investissant dans la recherche sur les politiques et les systèmes de santé, l’épidémiologie et l’amélioration de la délivrance des interventions d’un bon rapport coût/efficacité.

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