Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Lutte contre l’hépatite B d’ici à 2012 dans la Région OMS du Pacifique occidental : principes et implications

Manju Rani, Baoping Yang & Richard Nesbit

En 2005, la Région OMS du Pacifique occidental a adopté, concernant l’hépatite B, l’objectif de réduire à moins de 2% d’ici 2012 la prévalence de l’antigène de surface du VHB chez les enfants de moins de 5 ans. La principale stratégie recommandée est la vaccination universelle des nourrissons avec trois doses de vaccin contre l’hépatite B, y compris une dose dans les délais à la naissance. La mesure de la séroprévalence chez les moins de 5 ans prend en compte la période où le risque de contracter une infection chronique est maximal et fournit un indicateur pouvant être suivi à court terme sur les 5 ans écoulés depuis l’introduction du vaccin et fortement corrélé avec les conséquences à long terme de l’hépatite B.

Un objectif de lutte contre l’hépatite B supranational et lié au temps a été choisi pour faire prendre conscience de l’urgence sur le plan stratégique du renforcement des services de vaccination systématique et de l’amélioration de l’accès aux soins à l’accouchement, comme de la fourniture de moyens pour la vaccination contre l’hépatite B. Par conséquent, les stratégies programmatiques choisies ne sont pas indépendantes, mais contribuent également au renforcement des systèmes de santé. Une certification indépendante de la réalisation de l’objectif en termes de lutte contre la maladie, opération jusqu’ici principalement réservée à l’objectif d’éradication, est prévue pour l’ensemble des pays.

Une première évaluation a montré que l’adoption de l’objectif régional avait conduit à un plus grand engagement politique, avec une réduction des inégalités en termes de vaccination contre l’hépatite B d’un pays à l’autre ou au sein d’un même pays. Les tendances à la baisse précédemment relevées pour la couverture par la vaccination systématique présentent également des signes d’inversion et on constate un progrès important dans l’administration dans les délais de la dose à la naissance. Une démarche similaire pourrait être applicable aux pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, dans lesquels la charge de morbidité due à l’hépatite B est élevée, la vaccination systématique régresse et l’accès aux soins à l’accouchement est insuffisant.

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