Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Stratégies de délivrance du vaccin contre le papillomavirus humain ayant réalisé une forte couverture vaccinale dans des pays à revenu faible et moyen

D Scott LaMontagne, Sandhya Barge, Nga Thi Le, Emmanuel Mugisha, Mary E Penny, Sanjay Gandhi, Amynah Janmohamed, Edward Kumakech, N Rocio Mosqueira, Nghi Quy Nguyen, Proma Paul, Yuxiao Tang, Tran Hung Minh, Bella Patel Uttekar & Aisha O Jumaan

Objectif

Évaluer la couverture vaccinale anti-papillomavirus humain (VPH) suite à des projets pilotes menés en Inde, au Pérou, en Ouganda et au Viet Nam par le PATH et par les gouvernements nationaux, et étudier les raisons de l’acceptation ou du refus de la vaccination.

Méthodes

Les vaccins étaient délivrés par des écoles ou des centres de soins ou conjointement à d'autres interventions sanitaires, et de façon mensuelle ou par des campagnes ponctuelles. En utilisant un échantillonnage en grappes à deux étapes, les auteurs ont sélectionné des ménages dans des zones de projet pilote et ont interrogé plus de 7 000 parents ou tuteurs d’adolescentes afin d'évaluer la couverture et l'acceptabilité du vaccin. Ils ont défini la vaccination complète comme étant la prise de l’ensemble des trois doses vaccinales et ont eu recours à des questions ouvertes pour étudier l‘acceptabilité.

Résultats

La couverture vaccinale, pour les programmes en milieu scolaire, était de 82,6% (intervalle de confiance de 95%, IC: 79,3–85,6) au Pérou, de 88,9% (IC de 95%: 84,7–92,4) en 2009 en Ouganda et de 96,1% (IC de 95%: 93.0–97,8) en 2009 au Viet Nam. En Inde, une approche de type campagne a permis de réaliser une couverture allant de 77,2% (IC de 95%: 72,4–81,6) à 87,8% (IC de 95%: 84,3–91,3), alors que la délivrance mensuelle a permis de réaliser une couverture allant de 68,4% (IC de 95%: 63,4–73,4) à 83,3% (IC de 95%: 79,3–87,3). Plus des deux tiers des personnes interrogées ont justifié l’acceptation du vaccin VPH pour les raisons suivantes: (i) il protège contre le cancer du col de l'utérus; (ii) il empêche la maladie, ou (iii) les vaccins sont bons. Le refus était plus souvent justifié par des considérations liées au programme (par ex. l’absentéisme scolaire) que par une opposition au vaccin.

Conclusion

Une couverture élevée du vaccin VPH parmi les jeunes filles a été obtenue par différentes stratégies de délivrance dans les pays en voie de développement à l’étude. Le renforcement des éléments de motivation positifs pour l’acceptation du vaccin est susceptible d'en faciliter la prise.

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