Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Les différences entre les sexes dans la prévalence du diabète sucré, de la glycémie à jeun anormale et de l'intolérance au glucose en Afrique subsaharienne: examen systématique et méta-analyse

Esayas Haregot Hilawe, Hiroshi Yatsuya, Leo Kawaguchi & Atsuko Aoyama

Objectif

Évaluer les différences entre hommes et femmes en termes de prévalence du diabète sucré, de la glycémie à jeun anormale et de l'intolérance au glucose en Afrique subsaharienne.

Méthodes

En septembre 2011, on a recherché dans les bases de données PubMed et Web of Science des études communautaires transversales fournissant les prévalences spécifiques au sexe des trois maladies faisant l'objet de l'étude, chez des adultes vivant dans certaines régions d'Afrique subsaharienne (par exemple en Afrique orientale, centrale et australe, selon la classification sous-régionale des Nations Unies pour les pays africains). Un modèle à effets aléatoires a ensuite été utilisé pour calculer et comparer les cotes des hommes et des femmes affectés par chacune de ces maladies.

Résultats

Dans une méta-analyse des 36 séries de données transversales pertinentes identifiées, on a découvert que la glycémie à jeun anormale était plus fréquente chez les hommes que chez les femmes (RC: 1,56, intervalle de confiance de 95%, IC: 1,20 à 2,03), tandis que la tolérance au glucose s'est révélée moins fréquente chez les hommes que chez les femmes (RC: 0,84, IC de 95%: 0,72 à 0,98). La prévalence du diabète sucré - généralement semblable chez les deux sexes (RC: 1,01, IC de 95%: 0,91 à 1,11) - était plus élevée chez les femmes d'Afrique australe que chez les hommes de la même sous-région, et plus faible chez les femmes d'Afrique orientale et centrale et des pays à faible revenu d'Afrique subsaharienne que chez les hommes des mêmes pays.

Conclusion

Par rapport aux femmes des mêmes sous-régions, on a découvert que la prévalence globale du diabète sucré était similaire chez les hommes d'Afrique orientale, mais que ceux-ci étaient plus susceptibles de souffrir de glycémie à jeun anormale et moins susceptibles d'être affectés par une intolérance au glucose.

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