Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Contrôler le respect des engagements de haut niveau en matière de santé: le cas du Sommet de la CARICOM sur les maladies chroniques non transmissibles

T Alafia Samuels, John Kirton & Jenilee Guebert

Le Sommet de la CARICOM sur les maladies chroniques non transmissibles – le premier sommet gouvernemental entièrement consacré aux maladies non transmissibles (MNT) – a été organisé par la Communauté des Caraïbes (CARICOM) à Trinité-et-Tobago en septembre 2007. Les dirigeants présents ont publié la déclaration de Port-of-Spain, un appel pour la prévention et la lutte contre les quatre principales MNT et leurs facteurs de risque.

Un instrument de responsabilisation pour le contrôle du respect des engagements du sommet a été développé pour la CARICOM par l'Université des Antilles en 2008 et modifié en 2010. L'instrument – une grille de codes couleur tenant sur une page et comportant 26 indicateurs de progression – est mis à jour chaque année par points focaux dans les ministères de la Santé des Caraïbes, vérifié par le chef du service médical de chaque pays et présenté au Conseil annuel des ministres de la Santé de la Communauté des Caraïbes. Dans cette étude, les méthodes du Groupe de recherche G8 pour évaluer la conformité ont été appliquées à la grille de rapport de 2009 pour évaluer la performance de chaque pays.

Compte tenu du succès du Sommet de la CARICOM, une réunion de haut niveau des Nations unies de l'Assemblée générale sur la prévention et la lutte contre les MNT a eu lieu en septembre 2011. En mai 2013, l'Assemblée mondiale de la santé a adopté 9 objectifs mondiaux et 25 indicateurs afin de mesurer les progrès dans le domaine de la lutte contre les MNT. Cette étude montre que la grille de contrôle de la CARICOM peut être utilisée pour rendre compte des progrès sur ces indicateurs de manière rapide et compréhensible. Un mécanisme de rapport annuel est essentiel pour encourager les progrès constants et mettre en relief les zones nécessitant des corrections. Cet article souligne l'importance des mécanismes de responsabilisation pour encourager et contrôler le respect des engagements politiques collectifs acquis au plus haut niveau.

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