Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé

Mesures de prévention communautaires du cancer du foie lié au virus de l'hépatite B: aperçu australien

Monica C Robotin, Melanie Q Kansil, Mamta Porwal, Andrew G Penman & Jacob George

Problème

Bien que la majorité des cancers hépatocellulaires primaires (CHC) soient attribuables aux hépatites virales chroniques et qu'ils puissent être évités en grande partie, ces cancers restent une des principales causes de mortalité liée au cancer partout où l'hépatite B chronique est endémique.

Approche

De nombreux CHC pourraient être évités par une sensibilisation et une connaissance accrues de l'hépatite B, l'optimisation du suivi des hépatites B chroniques et l'utilisation de traitements antiviraux – mais il existe des lacunes dans la mise en œuvre de ces stratégies.

Environnement local

Le programme «B Positive», basé à Sydney en Australie, est conçu pour améliorer l'état de santé lié à l'hépatite B chez les immigrants venus de pays où l'hépatite B est endémique. Le programme offre des informations sur le dépistage de la maladie, la vaccination et les options de traitement, ainsi qu'un accès optimisé aux soins.

Changements significatifs

Le programme «B Positive» a été élaboré par modélisation économique. Le programme offre un enseignement sur l'hépatite B chronique culturellement adapté pour cibler les communautés et leurs professionnels de santé, et un suivi régulier via un registre de cas basé sur la population.

Leçons tirées

Puisque les coûts de dépistage et de suivi de l'hépatite B chronique sont relativement faibles et que moins d'un malade sur quatre peut avoir besoin de médicaments antiviraux, l'optimisation de l'accès au traitement semble être une option de gestion appropriée et rentable. L'identification des cas, leur triage précis et l'utilisation judicieuse des médicaments antiviraux s'appuient sur un effectif de santé informé et éduqué. L'établissement de liens de confiance avec les communautés est un processus long. Par conséquent, il n'est pas justifié de retarder la mise en œuvre de programmes de lutte contre l'hépatite B chronique jusqu’à ce que les médicaments antiviraux deviennent plus abordables.

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