Environnement et santé de l’enfant

Formation des prestataires de soins maladies de l’enfant liées à l’environnement

Améliorer la formation au diagnostic, à la prévention et à la prise en charge des maladies de l’enfant liées à l’environnement

En milieu rural comme en milieu urbain, de plus en plus de maladies de l’enfant sont liées à la dangerosité ou à la dégradation de l’environnement. Cependant, beaucoup de prestataires de soins sont incapables de reconnaître, d’évaluer et de prendre en charge les maladies liées à l’environnement chez l’enfant.

Comment aborder le problème?

Il faut permettre à ceux qui sont «en première ligne» – les professionnels de la santé qui s’occupent d’enfants et d’adolescents – de reconnaître et d’évaluer les maladies liées à, ou déclenchées par, des facteurs environnementaux. Les pédiatres, les médecins de famille, les infirmiers et infirmières, les agents assurant les soins de santé primaires et les autres soignants devraient apprendre à connaître les liens entre la santé de l’enfant et l’environnement à l’aide de matériels de formation harmonisés, adaptables aux besoins spécifiques de différents pays et groupes de professionnels.

Quel intérêt pour les prestataires de soins?

Cette formation apporte:

  • une meilleure compréhension de l’influence des facteurs environnementaux sur la santé de l’enfant;
  • une meilleure qualité du diagnostic et de la prise en charge des effets de l’environnement sur le développement et la santé;
  • la capacité à discuter des risques environnementaux avec les patients, les parents, les éducateurs et les journalistes;
  • la capacité à sensibiliser les décideurs aux questions sur lesquelles il faut agir en priorité;
  • des possibilités de recherche sur la santé des enfants.

Quel est le contenu de la formation?

Cette formation est composée de plusieurs modules qui comportent des informations harmonisées et des matériels qui ont été examinés par un comité de lecture. Il vise à former les agents de santé et également à permettre à ces soignants de former leurs collègues. Les modules comportent de nombreuses notes et références, des études de cas et des outils d’auto-évaluation, qui s’appuient sur des manuels et des lignes directrices. Une équipe de professionnels expérimentés venant de plus de 15 pays, l’Association internationale de pédiatrie (IPA) et des ONG participent à sa préparation.

Cette initiative a été rendue possible grâce au soutien financier du Bureau pour la protection de la santé de l’enfant de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis d’Amérique, qui a également fourni des données, des graphiques et des textes qui ont servi à mettre au point les modules.

Quelles sont les questions abordées?

  • La vulnérabilité particulière des enfants aux menaces physiques, chimiques et biologiques présentes dans l’environnement;
  • les effets de certains agents chimiques, physiques et biologiques dangereux sur la santé et le développement (p. ex. les pesticides, les polluants organiques persistants (POP), le plomb, l’arsenic, les radiations, le bruit, les moisissures) présents dans certains lieux (p. ex. maisons et leurs abords, écoles, aires de jeu, lieux de travail, champs, autres);
  • les sources, les voies et les mécanismes d’exposition (polluants présents dans l’air, l’eau, la nourriture, les cosmétiques, les objets, les jouets ou les dispositifs médicaux et pouvant être inhalés, ingérés ou absorbés);
  • des études de cas.

Comment et par qui les programmes de formation sont-ils organisés?

Les formations sont organisées selon les besoins recensés par les pays et/ou les groupes scientifiques concernés et les ressources financières disponibles. L’OMS fournit un avis technique sur le contenu et la méthodologie. La durée de la formation va d’une journée (cours d’introduction) à 40 heures (formation complète couvrant l’ensemble des thèmes abordés dans le kit). L’OMS et ses partenaires assurent la formation initiale et la distribution des matériels, dont certains sont disponibles, dans une version non officielle, en espagnol, en français et en russe grâce à la contribution de partenaires dans différents pays.

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