Maladies chroniques et promotion de la santé

Prévention des maladies chroniques: un investissement vital


Idée fausse #5 et l'histoire de Faiz Mohammad

IDEE FAUSSE - les maladies chroniques résultent d’un "mode de vie" malsain

Beaucoup de gens pensent que, si des personnes présentent une maladie chronique parce qu’elles ont eu un « mode de vie » malsain, elles ne doivent s’en prendre qu’à elles-mêmes. En réalité, la responsabilité individuelle ne peut être invoquée que lorsque les gens ont un accès équitable à un mode de vie sain et qu’on les aide à faire des choix favorables à leur santé. Les pouvoirs publics ont un rôle déterminant à jouer pour améliorer la santé et le bien-être des populations et pour fournir une protection spéciale aux groupes vulnérables.

C’est tout particulièrement vrai pour les enfants qui ne peuvent choisir l’environnement dans lequel ils vivent, ni leur alimentation, ni leur exposition passive à la fumée du tabac. Ils ont également une capacité limitée à comprendre les conséquences à long terme de leur comportement. Les pauvres ont également un choix limité pour ce qui est de la nourriture qu’ils mangent, des conditions dans lesquelles ils vivent et de leur accès à l’instruction et aux soins de santé. Le fait d’aider les gens à faire des choix favorables à la santé, en particulier ceux qui ne pourraient autrement en avoir les moyens, permet de réduire les risques et les inégalités sociales.

Faiz Mohammad (48 ans, Pakistan): les gens ne comprennent pas pourquoi je suis tombé malade

Au cours des 20 dernières années, Faiz Mohammad a été victime des malentendus entourant la maladie dont il souffre. Il s’est marié deux ans après qu’on lui a diagnostiqué un diabète et se souvient de la difficulté qu’il a eu à obtenir la bénédiction de ses futurs beaux-parents. « Ils hésitaient beaucoup à confier leur fille à un diabétique. Ils ne me faisaient pas confiance. Ils pensaient que je ne pourrais pas subvenir aux besoins d’une famille, » explique Faiz.

Plus des trois quarts des décès dus au diabète se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiare

Gardien d’animaux d’élevage, travailleur et père de trois garçons, Faiz estime qu’à 48 ans, il mène une vie normale. Toutefois, même après tout ce temps, il se heurte encore à toutes sortes d’obstacles qu’il trouve difficiles à surmonter. « Les gens ne comprennent pas pourquoi je suis tombé brusquement malade. Ils pensent que j’ai fait quelque chose de mal et que c’est ma punition. »

Faiz lui-même ne connaît pas bien sa maladie. Il pense à tort que le diabète est contagieux et qu’il pourrait le transmettre par voie sexuelle à sa femme. « J’ai peur de la contaminer parce que les gens n’arrêtent pas de me dire que cela va se produire », dit-il. Faiz a un contrôle et achète de l’insuline tous les deux mois au dispensaire local. Il prétend qu’on ne lui donne pas des informations claires concernant sa maladie et aimerait bien savoir où trouver des réponses à toutes ses questions.

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