Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Définitions de cas provisoires révisées pour la notification des cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV)

Définitions de cas provisoires au 3 juillet 2013

Les définitions de cas suivantes ont été révisées en fonction des nouvelles informations recueillies depuis la publication des précédentes définitions. L’OMS continuera de réexaminer et de mettre à jour ces définitions à mesure que de nouvelles informations deviendront disponibles.

Cas probable

Trois combinaisons de critères cliniques, épidémiologiques et biologiques peuvent aboutir à la reconnaissance d’un cas probable :

  • Personne atteinte d’une maladie respiratoire aiguë fébrile, présentant des preuves cliniques, radiologiques ou histopathologiques de parenchyme pulmonaire (pneumonie ou syndrome de détresse respiratoire aigu, par exemple)
    ET
    indisponibilité du test de dépistage du MERS-CoV ou négativité de ce test sur un seul échantillon inapproprié1
    ET
    existence d’un lien épidémiologique direct entre le patient et un cas confirmé de MERS-CoV.2
  • Personne atteinte d’une maladie respiratoire aiguë fébrile, présentant des preuves cliniques, radiologiques ou histopathologiques de parenchyme pulmonaire (pneumonie ou syndrome de détresse respiratoire aigu, par exemple)
    ET
    un test de dépistage en laboratoire du MERS-CoV non concluant (c’est-à-dire positif sans confirmation)3
    ET
    résidant ou s’étant rendue dans un des pays du Moyen-Orient où l’on pense que le virus MERS-CoV circulait dans les 14 jours précédant l’apparition de la maladie.
  • Personne atteinte d’une maladie respiratoire aiguë fébrile de gravité quelconque
    ET
    présentant un test de dépistage en laboratoire du MERS-CoV non concluant (c’est-à-dire positif sans confirmation)3
    ET
    ayant un lien épidémiologique direct avec un cas confirmé de MERS-CoV.2

Cas confirmé

Personne présentant une infection confirmée en laboratoire par le MERS-CoV.4

Notes

Test non concluant : les patients dont le test de dépistage initial est non concluant devront subir un test virologique et sérologique supplémentaire pour déterminer s’ils doivent être classés comme des cas confirmés de MERS-CoV. Il est fortement conseillé d’utiliser pour cela des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures du patient tels que des expectorations, un aspirat endotrachéal ou des fluides de lavage broncho-alvéolaire. Si ces patients ne présentent aucun signe ou symptôme d’infection des voies respiratoires inférieures et si l’on ne dispose pas d’échantillon provenant de ces voies ou si le prélèvement de tels échantillons n’est pas cliniquement indiqué, il convient de recueillir des échantillons par écouvillonnage nasopharyngé et rhinopharyngé. Si l’analyse initiale de l’échantillon nasopharyngé est négative chez un patient fortement suspecté d’infection par le MERS-CoV, il faudra réaliser un nouveau test sur un échantillon provenant de ses voies respiratoires inférieures ou bien sur un deuxième échantillon nasopharyngé et sur un échantillon oropharyngé supplémentaire si les prélèvements au niveau des voies respiratoires inférieures sont impossibles, ainsi que sur des sérums de phase aiguë et de phase de convalescence appariés.

Cas asymptomatiques : la mise en évidence d’une infection asymptomatique est utile aux investigations épidémiologiques et doit être recherchée dans le cadre des enquêtes menées sur les cas. Néanmoins, les éléments de preuve doivent être plus consistants en raison du risque d’erreur de classification dû à la possibilité d’obtention de tests faux positifs suite à une contamination en laboratoire. En général, pour la plupart des infections virales, on devrait s’attendre, même en cas d’infection bénigne ou asymptomatique, à une réponse du système immunitaire telle que la génération d’anticorps spécifiques et un test de dépistage sérologique devrait donc être utile comme confirmation supplémentaire du diagnostic. Parmi les étapes supplémentaires dans la reconfirmation de cas asymptomatiques, ou de tout cas dont le diagnostic est suspect, pourraient figurer une nouvelle extraction de l’ARN à partir de l’échantillon clinique initial et la recherche de différents gènes cibles du virus, idéalement dans un laboratoire indépendant.


1Un échantillon inapproprié sera un échantillon obtenu par écouvillonnage nasopharyngé non accompagné d’un autre échantillon provenant des voies respiratoires inférieures, un échantillon ayant fait l’objet d’une manipulation incorrecte, un échantillon jugé de mauvaise qualité par le laboratoire d’analyse ou un échantillon prélevé trop tardivement au cours de l’évolution de la maladie.

2L’existence d’un lien épidémiologique direct peut supposer :

  • un contact physique étroit
  • le fait de travailler à proximité de l’autre personne dans un même lieu ou de partager la même salle de classe
  • le fait de voyager ensemble dans un type quelconque de moyen de transport
  • le fait de vivre dans le même foyer
  • Le lien épidémiologique peut être intervenu dans une période de 14 jours avant ou après l’apparition de la maladie affectant le cas considéré.

3Un test non concluant peut être :

  • un test de dépistage positif sans confirmation supplémentaire telle que l’obtention d’un résultat positif pour une seule cible de PCR
  • Une épreuve sérologique considérée comme positive par le laboratoire d’analyse

4Actuellement, la confirmation en laboratoire nécessite un diagnostic moléculaire supposant une analyse PCR positive pour deux cibles génomiques au moins ou une cible positive unique et le séquençage d’un second segment cible. Néanmoins, il conviendra de consulter les recommandations provisoires pour le dépistage en laboratoire du MERS-CoV pour connaître les critères les plus récents de confirmation en laboratoire. Se référer également aux notes sur les cas asymptomatiques figurant dans ce document.

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