Préparation et riposte aux situations d'urgence

Foire aux questions sur le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV)


26 mai 2017

1. Qu’est-ce-que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS)?

Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) est une maladie respiratoire virale due à un nouveau coronavirus (MERS-CoV) détecté pour la première fois en 2012 en Arabie saoudite. Les coronavirus constituent une vaste famille de virus pouvant provoquer des maladies diverses chez l'homme, allant du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

2. Dans quels pays a-t-on signalé des cas de syndrome respiratoire du Moyen-Orient se rencontre-t-il?

Depuis 2012, 27 pays ont notifié des cas de MERS: Algérie, Allemagne, Arabie saoudite, Autriche, Bahreïn, Chine, Égypte, Émirats arabes unis, États-Unis d’Amérique, France, Grèce, Italie, Jordanie, Koweït, Liban, Malaisie, Oman, Pays-Bas, Philippines, Qatar, République de Corée, République islamique d’Iran, Royaume-Uni, Thaïlande, Tunisie, Turquie et Yémen.

L’Arabie saoudite a notifié environ 80% des cas humains. Les cas identifiés en dehors du Moyen-Orient sont en général des voyageurs qui ont été infectés dans cette région puis sont allés ailleurs. À de rares occasions, de petites flambées se sont produites en dehors du Moyen-Orient.

3. Comment est-on infecté par le MERS-CoV?

Le MERS-CoV se transmet principalement de l’animal à l’être humain, mais la transmission interhumaine est également possible.

De l’animal à l’être humain

Le MERS-CoV est un virus zoonotique, ce qui signifie qu’il se transmet de l’animal à l’être humain. D’après les données scientifiques dont on dispose, il semble que l’être humain contracte l’infection par contact direct ou indirect avec des dromadaires infectés. On a retrouvé le MERS-CoV chez des dromadaires dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte, Oman et le Qatar.

D’autres données semblent indiquer que ce virus est répandu chez les dromadaires au Moyen Orient, en Afrique et dans certaines régions d’Asie du Sud. L’existence d’autres réservoirs n’est pas exclue, mais les tests faits sur des chèvres, des vaches, des moutons, des buffles, des porcs et des oiseaux sauvages n’ont pas mis en évidence le MERS-CoV.

D’une personne à l’autre

Le MERS-CoV ne se transmet pas facilement d’une personne à l’autre sauf contact rapproché, comme lors des soins cliniques dispensés à un patient infecté sans de strictes mesures d’hygiène. Jusqu’à présent, la transmission interhumaine est restée limitée et a été observée entre les membres d’une même famille, les patients et les agents de santé. Si la majorité des cas notifiés se sont produits dans le milieu des soins, il n’y a pas eu, jusqu’à maintenant, de transmission humaine durable attestée nulle part dans le monde.

4. Quels sont les symptômes du MERS?

Les signes cliniques habituels de l'infection à MERS-CoV sont la fièvre, la toux et/ou des difficultés respiratoires. La présence d’une pneumonie apparaît fréquemment à l’examen du patient. Des symptômes gastro-intestinaux, dont la diarrhée, ont également été signalés. Les formes graves de la maladie peuvent entraîner une insuffisance respiratoire nécessitant une ventilation mécanique et une prise en charge dans des services de soins intensifs.

Chez certains patients, la maladie a entraîné des défaillances organiques, notamment rénales, ou un choc septique. Le virus semble provoquer des formes plus graves de la maladie chez les sujets immunodéprimés, les personnes âgées et les personnes atteintes d’une maladie chronique, telle que diabète, cancer ou maladie pulmonaire chronique. Le taux de mortalité est d’environ 35%, ce qui pourrait être néanmoins une surestimation, les cas bénins pouvant échapper aux systèmes de surveillance actuels.

5. Existe-t-il un vaccin contre le MERS‐CoV? Quel est le traitement?

Aucun vaccin ou traitement spécifique n’est disponible actuellement. Le traitement est symptomatique, fondé sur l’état clinique du patient.

6. Une personne peut-elle être infectée par le virus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient et ne pas être malade?

Oui, l’infection peut être asymptomatique. Le virus a été détecté chez ces personnes parce qu’elles ont fait l’objet d’un dépistage du MERS-CoV dans le cadre d’enquêtes de suivi des contacts de personnes infectées par le virus.

7. Le MERS-CoV est-il facile à détecter chez l’homme?

Il n’est pas toujours possible de l'identifier parce que les premiers symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent être souvent confondus avec ceux d’autres maladies respiratoires. Pour cette raison, tous les établissements de santé doivent appliquer les mesures standard pour prévenir et combattre les maladies infectieuses. Il est également important de se renseigner sur les antécédents de voyages de personnes présentant une infection respiratoire pour déterminer si elles se sont récemment rendues dans des pays où le MERS-CoV circule activement ou si elles ont été en contact avec des dromadaires.

8. Le MERS-CoV est-il contagieux?

Oui, mais la transmission interhumaine est restée limitée. Le virus ne semble pas se transmettre aisément d’une personne à l’autre, à moins d’un contact étroit, par exemple lorsque des soins sont prodigués sans protection à un patient infecté. Des groupes de cas ont été observés dans des établissements de soins où la probabilité d’une transmission interhumaine semble plus élevée, en particulier lorsque les pratiques mises en œuvre pour prévenir et combattre l’infection sont inadéquates. On a observé les plus grandes flambées associées aux soins de santé en Arabie saoudite et en République de Corée.

9. En quoi consiste la recherche des contacts et pourquoi est-elle importante?

Les proches contacts des personnes atteintes par le MERS-CoV sont exposés à un risque accru d’infection et peuvent aussi la transmettre à d’autres s’ils commencent à présenter des symptômes. La surveillance étroite de ces personnes pendant 14 jours, à compter du dernier jour d’exposition, les aide à se faire soigner et traiter si nécessaire et permet d’éviter la transmission ultérieure du virus à d’autres.

Le processus de suivi, appelé recherche des contacts, peut être divisé en trois étapes de base:

  • L’identification: une fois qu’un cas est confirmé, les contacts sont identifiés en demandant au patient ses activités, ainsi que les activités et les rôles des personnes proches depuis le début de la maladie. Les contacts peuvent être des membres de la famille ou quiconque a été en contact avec le cas, par exemple des personnes rencontrées au travail, lors de réceptions ou événements sociaux ou encore dans les établissements de santé.

  • L’établissement d’une liste: Toutes les personnes ayant été en contact avec un cas confirmé doivent être inscrites sur la liste des contacts. Des efforts doivent être faits pour identifierchaque contact de la liste et les informer de leur situation, de ce que cela signifie, des mesures qui vont suivre et de l’importance de se faire soigner rapidement s’ils présentent des symptômes. Les contacts devront également recevoir des informations sur la prévention de la maladie. Dans certains cas qui encourent un risque élevé, la quarantaine ou l'isolement est requis, soit à domicile, soit à l’hôpital.

  • Le suivi des contacts: on instaure le suivi quotidien de tous les contacts inscrits sur la liste pendant 14 jours à partir de la dernière fois où ils ont été en présence du cas confirmé de MERS, pour voir s’ils présentent des signes ou symptômes et faire des tests mettant le virus en évidence.

10. Que doit-on faire si on a été en contact avec un cas de MERS?

Si vous avez été en contact rapproché avec un cas confirmé de MERS-CoV dans les 14 jours précédents, sans avoir appliqué les précautions recommandées pour la lutte contre l’infection, vous devez prendre contact avec un soignant pour une évaluation.

11. Quelle est l’origine du virus?

On a retrouvé le MERS-CoV chez des dromadaires dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte, Oman et le Qatar. L’existence d’autres réservoirs n’est pas exclue. Toutefois, d’autres animaux, tels que les chèvres, vaches, moutons, buffles, porcs et oiseaux sauvages, ont fait l’objet de tests pour détecter des anticorps du MERS-CoV, jusqu’à présent sans résultats. Ces études combinées tendent à soutenir l’hypothèse selon laquelle les chameaux sont la source probable de l’infection chez l’homme.

On ne connaît pas encore complètement les origines du virus mais, selon l’analyse de différents génomes viraux, on pense que le MERS-CoV pourrait venir des chauves-souris et avoir été transmis aux chameaux dans un lointain passé.

12. Les gens doivent-ils éviter tout contact avec des chameaux ou produits du chameau? Se rendre dans une ferme, sur un marché ou dans une foire aux chameaux comporte-t-il des risques?

Par mesure de précaution, toute personne visitant une ferme, un marché, une étable ou un autre endroit où se trouvent des animaux doit prendre des mesures d’hygiène générale, notamment se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché les animaux, et éviter tout contact avec des animaux malades.

La consommation de produits d’origine animale crus ou mal cuits, y compris le lait et la viande, entraîne un risque élevé d’infection par divers organismes potentiellement pathogènes pour l’homme. Les produits d’origine animale qui ont été cuits ou pasteurisés correctement peuvent être consommés sans danger, mais doivent être manipulés avec précaution pour éviter toute contamination croisée avec des aliments crus. Le lait et la viande de chameau sont des produits d’une grande valeur nutritive que l’on peut continuer de consommer dans la mesure où ils ont été pasteurisés, cuits ou ont subi un autre traitement par la chaleur.

En attendant que l'on comprenne mieux le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale, de pneumopathie chronique ou d’immunodéficience sont considérées comme particulièrement vulnérables aux formes graves de la maladie en cas d’infection par le MERS-CoV. Il est recommandé à ces personnes, surtout au Moyen- Orient, d’éviter tout contact avec les chameaux, de ne pas boire de lait cru ou d’urine de chameau et de ne pas consommer de viande mal cuite.

Les personnes travaillant dans des élevages ou des abattoirs de chameaux doivent respecter de bonnes pratiques d’hygiène, notamment se laver régulièrement les mains après avoir touché les animaux, porter dans la mesure du possible un masque et des vêtements de protection, qui doivent être enlevés après le travail et lavés chaque jour. Les travailleurs doivent aussi éviter d’exposer les membres de leur famille aux vêtements et chaussures souillés, ou à d’autres articles ayant pu être en contact avec les chameaux ou des excrétions des animaux. Les animaux malades ne doivent jamais être abattus pour être consommés. Tout contact direct avec un animal pour lequel le test de dépistage du MERS‐CoV a été positif doit être évité.

13. Les agents de santé sont-ils exposés au risque de contracter le MERS‐CoV?

Oui. La transmission s’est produite dans les établissements de santé de plusieurs pays, en particulier en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et en République de Corée. L’identification rapide et sans test de dépistage des patients porteurs de l’infection n’est pas toujours possible car les symptômes peuvent être légers et les caractéristiques cliniques ne sont pas nécessairement spécifiques. Pour cette raison, il est important que les soignants appliquent systématiquement les précautions standard à tous les patients.

Ils devront compléter les précautions standard par les précautions «gouttelettes» lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions «contact» et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés de MERS-CoV. Les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

14. Comment l’OMS riposte-t-elle à la flambée du MERS CoV?

En collaboration avec des universitaires et des professionnels de la santé publique, l’OMS s’emploie à réunir et partager les données scientifiques nécessaires pour mieux comprendre ce virus et la maladie qu’il entraîne et définir les priorités de la riposte, les stratégies de traitement et les méthodes de prise en charge clinique.

L’OMS collabore aussi avec les pays concernés et les partenaires internationaux, comme la FAO et l'Organisation mondiale de la Santé Animale, pour coordonner l’action sanitaire mondiale contre le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, s’attachant notamment à communiquer des informations actualisées sur la situation, mener des évaluations des risques et des enquêtes en coordination avec les autorités nationales, à convoquer des réunions scientifiques et élaborer des orientations et du matériel de formation destinés aux autorités sanitaires et aux organismes techniques de santé sur les recommandations provisoires em matière de surveillance, dépistage des cas en laboratoire, de lutte contre l’infection et de prise en charge clinique.

Ils travaillent également ensemble à identifier les lacunes existantes concernant les facteurs de risque de transmission et élaborer des contre-mesures médicales. Le MERS-CoV fait partie des agents pathogène à haut risque inclus dans le schéma directeur de l’OMS en matière de recherche développement, donnant une feuille de route pour la recherche et la mise au point de produits de diagnostic, de prévention et de traitement pour prévenir et détecter les risques dus aux 11 agents pathogènes prioritaires de la liste, et y riposter.

Le Directeur général de l’OMS a convoqué un Comité d’urgence en vertu du Règlement sanitaire international (2005), lui demandant d’évaluer si cet événement constitue une urgence de santé publique de portée internationale et d’émettre des recommandations sur les mesures de santé publique à mettre en œuvre.

15. Quelles sont les recommandations de l’OMS?

Pour les pays

L’OMS encourage tous les États Membres à renforcer leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner attentivement toute présentation inhabituelle des cas d’IRAS ou de pneumonie. Les cas doivent être placés en isolement le plus vite possible et les proches contacts doivent être identifiés et suivis.

L’OMS demande instamment aux États Membres de lui signaler ou de vérifier auprès d’elle tous les cas confirmés et probables d’infection par le MERS. Elle leur demande également de se tenir informés de l’évolution de la maladie et de modifier leurs interventions en fonction du risque en cours. Des orientations de l’OMS sont disponibles sur les liens suivants:

Pour les agents de santé

Les mesures de prévention et de lutte contre les infections sont indispensables pour éviter la propagation du MERS-CoV dans les établissements de soins. Les établissements soignant des patients chez lesquels une infection à MERS est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission du virus à d’autres patients, au personnel médical ou aux visiteurs.

Une éducation et une formation à la prévention et à la lutte contre les infections devront être dispensées à tous les soignants et faire l’objet de rappels réguliers.

16. Recommandations générales pour les voyageurs

Compte tenu du schéma actuel de la transmission de la maladie, l’OMS ne recommande pas l’application de restrictions aux déplacements et au commerce en rapport avec le MERS-CoV.

En revanche, les autorités nationales peuvent prendre des mesures de précaution visant à sensibiliser au MERS-CoV et à ses symptômes les voyageurs à destination et en provenance des zones affectées, sur la base de leur propre évaluation locale du risque.

En application du Règlement sanitaire international (RSI 2005), les pays devront s’assurer que des mesures de routine sont en place pour évaluer les voyageurs malades repérés à bord des moyens de transport (avions et bateaux) et aux points d’entrée, tout comme des mesures pour transférer sans risque les voyageurs symptomatiques vers des hôpitaux ou des établissements désignés en vue de les évaluer cliniquement et de les traiter. Si un voyageur malade est présent à bord d’un avion, on peut utiliser le formulaire de localisation de passager. Celui-ci est utile pour recueillir les informations sur les contacts des passagers, lesquelles seront utilisées pour le suivi si nécessaire.

17. Voyages à destination du Moyen-Orient

L’OMS ne recommande pas de dépistage particulier aux points d’entrée, ni de restrictions aux voyages ou au commerce. Les mesures recommandées sont les suivantes:

  • Conseiller aux voyageurs d’éviter les contacts avec des dromadaires au Moyen-Orient, ainsi que dans d’autres pays où l’on a identifié des dromadaires infectés.

  • Alerter les praticiens et les établissements de soins sur la possibilité d’une infection à MERS-CoV chez les voyageurs revenant du Moyen-Orient avec une infection respiratoire aiguë, notamment lorsqu’ils présentent de la fièvre et de la toux ainsi qu’une affection touchant le parenchyme pulmonaire (pneumonie ou syndrome de détresse respiratoire aigu, par exemple). Si la présentation clinique oriente vers un diagnostic de MERS-CoV, on procèdera à une recherche en laboratoire de ce virus, conformément à la définition de cas de l’OMS et on appliquera des mesures pour prévenir et combattre les infections. Les cliniciens devront aussi être prévenus de la possibilité de présentations atypiques chez les patients immunodéprimés.

  • Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les dromadaires, lorsqu’elles se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement en circulation. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

  • Communiquer aux voyageurs en partance et aux voyagistes des informations sur les précautions sanitaires générales à prendre, qui diminueront le risque d’infection en général et notamment le risque de contracter une grippe ou une diarrhée du voyageur. Il convient d’insister spécifiquement sur: le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon (lorsque les mains ne sont pas visiblement sales, on peut utiliser une solution hydroalcoolique); le respect des bonnes pratiques de sécurité sanitaire des aliments, comme d’éviter de consommer de la viande pas assez cuite ou des aliments préparés dans des conditions non hygiénique, ainsi que de laver correctement les fruits et les légumes avant de les consommer; et le maintien d’une bonne hygiène personnelle.

  • Mettre à disposition de tous les voyageurs en partance pour le Moyen-Orient des conseils sanitaires, en collaboration avec le secteur des voyages et du tourisme et en plaçant les notices correspondantes en des endroits stratégiques (agences de voyages ou points de départ dans les aéroports, par exemple). Différents types de communication, comme des messages d’alerte sanitaire à bord des avions et des bateaux, ainsi que des banderoles, des brochures et des annonces à la radio aux points d’entrée internationaux peuvent aussi être utilisés pour atteindre les voyageurs. Ces conseils devront inclure les informations disponibles actuellement sur le MERS-CoV et des recommandations pour éviter de tomber malade pendant le voyage.

  • Conseiller aux voyageurs qui développent une maladie respiratoire aiguë importante, accompagnée de fièvre et de toux (suffisamment grave pour interférer avec les activités quotidiennes habituelles) de limiter leurs contacts avec les autres pour éviter de les infecter, de se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir pour tousser ou éternuer, puis de jeter le mouchoir à la poubelle et de se laver les mains ou, si ce n’est pas possible, de tousser ou d’éternuer dans le haut des manches de leurs vêtements, mais pas dans les mains, et de consulter aussi vite que possible un professionnel de santé.

  • Conseiller aux voyageurs de retour du Moyen-Orient, s’ils développent une maladie respiratoire aiguë importante, accompagnée de fièvre et de toux (suffisamment grave pour interférer avec les activités quotidiennes habituelles) dans les deux semaines suivant leur retour, de demander un avis médical, de prévenir immédiatement les autorités sanitaires locales et de faire connaître leurs voyages récents.

  • Conseiller aux personnes ayant eu des contacts proches avec un voyageur atteint d’une maladie respiratoire aiguë importante, accompagnée de fièvre et de toux (suffisamment grave pour interférer avec les activités quotidiennes habituelles) et qui développent elles-mêmes une maladie similaire, de prévenir les autorités sanitaires locales pour faire l’objet d’une surveillance en tant que cas potentiel d'infection par le MERS-CoV.

  • Alerter les praticiens et les établissements de soins sur la possibilité d’une infection à MERS-CoV chez les voyageurs revenant du Moyen-Orient avec une infection respiratoire aiguë, notamment lorsqu’ils présentent de la fièvre et de la toux ainsi qu’une affection touchant le parenchyme pulmonaire (pneumonie ou syndrome de détresse respiratoire aigu, par exemple). Si la présentation clinique oriente vers un diagnostic de MERS-CoV, on procèdera à une recherche en laboratoire de ce virus, conformément à la définition de cas de l’OMS et on appliquera des mesures pour prévenir et combattre les infections. Les cliniciens devront aussi être prévenus de la possibilité de présentations atypiques chez les patients immunodéprimés.