Préparation et riposte aux situations d'urgence

Flambée de maladie à virus Ebola: une riposte en trois phases

Janvier 2016

La riposte de l’OMS à la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest s'est déroulée en trois phases. La première s’est concentrée sur la montée en puissance rapide de la riposte, la seconde sur le renforcement des capacités et la troisième sur l’interruption des dernières chaînes de transmission du virus Ebola et la réponse à apporter aux conséquences des risques résiduels.

Phase 1: Montée en puissance rapide de la riposte

Lors de la phase 1 (d’août à décembre 2014), l’OMS et ses partenaires se sont concentrés pour une montée en puissance rapide de la riposte avec:

  • l'augmentation du nombre de centres de traitement Ebola et de lits pour les patients;
  • le recrutement rapide et la formation d’équipes chargées des inhumations sans risque et dans la dignité; et
  • le renforcement des capacités de mobilisation sociale.

En août 2014, au moment où la flambée a explosé, la mobilisation a démarré dans ces trois domaines et elle s’est poursuivie jusqu’à la fin du mois de décembre. Au cours de cette période, la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola (MINUAUCE) a été lancée.

Phase 2: Renforcer les capacités

En janvier 2015, l’OMS et ses partenaires sont passés à la phase 2 des opérations (de janvier à juillet 2015). L’accent a alors été mis sur:

  • l’augmentation des capacités de recherche des cas suspects;
  • l’augmentation des capacités de recherche des contacts; et
  • l’engagement des communautés.

On attribue la maîtrise de la flambée et la baisse du nombre des cas et des décès dus à Ebola en dessous de la dizaine à ces efforts intensifs menés au moment ou un vaccin anti-Ebola était testé en Guinée.

Phase 3: Interruption de la transmission du virus Ebola

L’OMS et ses partenaires sont désormais en phase 3 (d’août 2015 à la mi-2016), le but primordial étant d’interrompre toutes les dernières chaînes de transmission du virus. Pour ce faire, plusieurs objectifs ont été définis, l’OMS et ses partenaires travaillant pour obtenir les résultats suivants:

  • renforcer l’identification rapide de tous les cas, de tous les décès et de tous les contacts;
  • établir et maintenir des procédures sûres de triage des patients et la sécurité dans les établissements de santé;
  • créer des équipes multidisciplinaires d’intervention rapide aux niveaux régional et local dans les trois pays;
  • inciter les personnes et les communautés à se conformer aux mesures de santé publique;
  • engager des actions locales dirigées par les chefferies et sous la responsabilité des communautés;
  • améliorer l’engagement et le soutien de ceux qui ont survécu à Ebola; et
  • mettre fin à la transmission interhumaine du virus Ebola dans les populations et les communautés des pays affectés.

Pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin d’anthropologues, d’experts de l’engagement des communautés, d’agents de mobilisation sociale, de médecins, d’infirmiers, d’agents d’assainissement et d’équipes chargées des inhumations sans risque et dans la dignité.

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