Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Déclaration du Directeur général après la 7ème réunion du Comité d’urgence


24 février 2010

Le Comité d’urgence a tenu sa 7e réunion par téléconférence le 23 février 2010. Le Directeur général lui a demandé un avis sur la détermination du statut de la pandémie.

Le Comité a pris connaissance des informations actualisées et détaillées sur la situation mondiale de la pandémie. Après avoir posé des questions complémentaires, passé en revue les faits établis et longuement débattu, il a été d’avis que les données étaient variables quant au déclin ou à la faiblesse de l’activité pandémique dans de nombreux pays, mais que l’on observait une nouvelle activité pour la transmission au niveau communautaire en Afrique de l’Ouest. De plus, les Membres du Comité ont exprimé leurs préoccupations sur le fait que les mois d’hiver n’avaient pas encore commencé dans l’hémisphère sud et qu’il subsistait des incertitudes sur la survenue de nouvelles vagues généralisées d’activité, d’où la nécessité de ne pas hypothéquer les efforts de préparation.

De l’avis du Comité, il est prématuré de conclure que toutes les régions du monde ont connu un pic de la transmission de la grippe pandémique A(H1N1) et il faut du temps et des informations supplémentaires pour donner un avis autorisé sur le statut de la pandémie. En conséquence, le Comité a proposé qu’une nouvelle réunion soit organisée dans quelques semaines pour examiner l’évolution de la situation entre-temps et les informations épidémiologiques à ce sujet.

Après avoir pris en compte ces avis, les données épidémiologiques actuelles et d’autres informations pertinentes, le Directeur général a décidé de ne pas modifier la phase de la pandémie, de continuer à surveiller attentivement la situation et son évolution et de convoquer une nouvelle réunion du Comité dans quelques semaines.

Le Directeur général de l’OMS a demandé aux Membres du Comité leurs opinions sur le maintien des trois recommandations actuelles provisoires du Règlement sanitaire international (RSI), établies pour une urgence de santé publique de portée internationale. Par consensus, le Comité s’est prononcé en faveur du maintien, mais avec une actualisation de la deuxième recommandation en remplaçant «intensifier» par «maintenir» pour reconnaître la surveillance renforcée de la pandémie mise en place dans les pays et la nécessité de maintenir cette activité. Après avoir pris en compte l’avis du Comité d’urgence sur la situation actuelle de la pandémie, le Directeur général a décidé de maintenir les trois recommandations provisoires, avec les modifications indiquées, c’est-à-dire que:

  • les pays ne devraient pas fermer leurs frontières ou instaurer des restrictions à la circulation et au commerce international;
  • il faut maintenir la surveillance des syndromes grippaux inhabituels et des pneumonies sévères;
  • en cas de maladie, il est prudent de reporter les voyages.
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