Infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) – Canada
Le 27 janvier 2015, le point focal national RSI du Canada a notifié à l’OMS un cas confirmé en laboratoire d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9). Le 30 janvier 2015, un second cas, ayant voyagé en Chine avec le cas indicateur, a été confirmé en laboratoire comme infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9).
Les deux personnes étaient arrivées par avion en Colombie britannique, au Canada, en provenance de la RAS de Hong Kong, Chine, après avoir voyagé ensemble en Chine. Pendant ce voyage, elles avaient été exposées à des volailles vivantes bien que n’ayant pas eu de contact direct avec ces animaux.
Le cas indicateur a présenté les symptômes le 14 janvier et a été vu par un médecin le 15 janvier. Suite à la confirmation de la grippe A en laboratoire, le sujet a reçu un traitement antiviral pendant cinq jours. Le 26 janvier, le cas s’est avéré positif pour la grippe A(H7N9).
Le second cas, qui présentait d’autres pathologies, a présenté les symptômes le 13 janvier et a été vu le même jour par un médecin. Le 19 janvier, il s’est vu administrer un traitement antiviral pendant cinq jours. Le 29 janvier 2015, le second cas était confirmé positif pour le virus de la grippe A(H7N9).
Aucun des deux sujets n’a été hospitalisé; les deux se sont rétablis de leurs symptômes respiratoires aigus. Ils ont accepté de rester en isolement à domicile.
Mesures de santé publique
La recherche et le suivi des contacts de ces deux personnes parmi les membres de l’entourage et parmi les personnels de santé se poursuivent.
Il n’a pas été entrepris de suivi des passagers ayant emprunté le même vol car les sujets ne présentaient pas de symptômes au moment du vol; d’autre part, la période d’incubation s’était écoulée entièrement depuis la date de celui-ci.
L’OMS continue de surveiller attentivement la situation du virus H7N9 et d’évaluer le risque. Jusqu’à présent, l’évaluation globale du risque lié à ce virus reste inchangée.
Conseils de l’OMS
L’OMS conseille aux voyageurs, qui se rendent dans des pays que l’on sait touchés par des flambées de grippe aviaire, d’éviter les élevages de volailles ou les contacts avec des animaux sur des marchés d’oiseaux vivants, ou avec des surfaces apparemment contaminées par des déjections de volailles ou d’autres animaux, et de ne pas pénétrer dans des zones où peuvent s’effectuer des abattages de volailles. Les voyageurs devront également se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, et respecter les bonnes pratiques de sécurité sanitaire des aliments et d’hygiène alimentaire.
L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée en rapport avec cet événement et ne recommande pas non plus l’application de quelconques restrictions aux déplacements ou au commerce. Comme toujours, on envisagera le diagnostic d’infection par un virus grippal aviaire chez les individus présentant des symptômes respiratoires aigus sévères pendant un voyage ou juste après leur retour d’une zone où la grippe aviaire est source de préoccupation.
L’OMS encourage les pays à continuer d’intensifier la surveillance de la grippe, y compris la surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS), et à examiner soigneusement toute présentation inhabituelle afin de s’assurer de la notification des infections humaines au titre du RSI (2005), et à poursuivre les mesures de préparation sanitaire nationales.