Préparation et riposte aux situations d'urgence

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Oman

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
10 novembre 2017

Le 1er novembre, le point focal national du Règlement sanitaire international (2005) pour Oman a notifié un cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). Le précédent cas d’infection par le MERS-CoV en Oman avait été rapporté le 30 août 2017.

Informations détaillées sur le cas

Le patient, un homme de 27 ans qui vit dans la région de Sharqiyah, a indiqué avoir été en contact avec des dromadaires avant l’apparition des symptômes.notifié à l’OMS sont présentées dans un document distinct (voir lien ci-dessous).

À l’échelle mondiale, 2103 cas d’infection par le MERS-CoV confirmés en laboratoire, dont au moins 733 cas mortels, ont été signalés à l’OMS.

Action de santé publique

Les investigations pour déterminer la source de l’infection et l’exposition à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes se poursuivent. Le Ministère de l’agriculture a été informé et une enquête sur les dromadaires est en cours. La recherche des contacts et le suivi de 10 contacts familiaux et de tous les agents de santé de l’hôpital où le patient a été traité sont également en cours. Tous les contacts identifiés sont surveillés pendant 14 jours après la dernière exposition.

Évaluation des risques par l’OMS

Le MERS-CoV provoque chez l’homme une infection sévère associée à une forte mortalité et a démontré sa capacité à se transmettre d’une personne à l’autre. Jusqu’à présent, la transmission interhumaine limitée était principalement observée dans des établissements de soins. Dans les communautés, l’infection humaine se produit par contact direct ou indirect rapproché avec des dromadaires infectés.

La notification de cas supplémentaires ne modifie pas l’évaluation générale des risques. L’OMS s’attend à de nouveaux cas d’infection à MERS-CoV au Moyen-Orient et à une propagation ultérieure de l’infection vers d’autres pays par des personnes qui auront pu contracter l’infection après avoir été exposées à des animaux, à des produits d’origine animale (par exemple à la suite de contacts avec des dromadaires) ou à une source humaine (par exemple dans un établissement de soins). L’OMS continue de surveiller la situation épidémiologique et de procéder à des évaluations des risques sur la base des informations disponibles les plus récentes.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de santé. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques.

Les agents de santé devront donc appliquer systématiquement les précautions standard avec tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter ces précautions standard par des précautions contre les gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures des précautions pour éviter le contact et le port d’une protection oculaire quand ils s’occupent de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; des précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

La connaissance parmi la communauté et les ménages du MERS-CoV et des mesures de prévention à prendre chez soi peut réduire la transmission au sein du foyer et éviter les groupes de cas au niveau local.

Jusqu’à ce que l’on en sache davantage sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les personnes immunodéprimées seront considérées comme particulièrement vulnérables à la forme grave de la maladie en cas d’infection par le MERS-CoV. Par conséquent, en plus d’éviter les contacts rapprochés avec des cas humains suspects ou confirmés, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les dromadaires, lorsqu’elles se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries où l’on sait que le virus circule potentiellement. Les mesures générales d’hygiène comme se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter le contact avec des animaux malades doivent aussi être appliquées.

Il faut également respecter des règles d’hygiène alimentaire, notamment éviter de boire du lait cru de chamelle ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande insuffisamment cuite.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage spécial aux points d’entrée et ne recommande pas non plus l’application de restrictions aux voyages et au commerce.