Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Qatar

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Qatar
11 mars 2015

Le 9 mars 2015, l’OMS a été informée par le point focal national RSI pour le Qatar d’un cas supplémentaire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS CoV).

Informations détaillées sur le cas:

Un homme de 69 ans de la ville d’Al-Shahaniya a présenté des symptômes le 27 février. Il a consulté dans un centre de soins de santé primaires le 3 mars et a été adressé au service des urgences de l’hôpital le même jour. Le patient a reçu un traitement symptomatique et est sorti de l’hôpital le jour-même. Ses symptômes s’aggravant, il a été admis aux urgences du même hôpital le 6 mars. Il ne présente pas d’autres pathologies mais est en contact fréquent avec des chameaux et consomme régulièrement du lait de chamelle cru. Le patient n’a pas d’antécédent d’exposition à d’autres facteurs de risque connus dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Il est actuellement en soins intensifs dans un état critique.

La recherche des contacts parmi les membres de la famille et parmi les personnels de santé se poursuit.

À l’échelle mondiale, 1060 cas d’infection par le MERS-CoV confirmés en laboratoire ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 394 mortels

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques. Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS-CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus circule potentiellement. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.