Préparation et riposte aux situations d'urgence

Infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) – Chine

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
19 octobre 2015

Le 14 octobre 2015, la Commission nationale chinoise de la santé et de la planification familiale a notifié à l’OMS 2 cas supplémentaires, confirmés en laboratoire, d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9).

Informations détaillées sur les cas

Les cas sont une femme de 55 ans, qui a présenté des symptômes le 18 septembre, et un homme de 53 ans, qui a présenté des symptômes le 21 septembre. Ces deux personnes ont été exposées à des volailles et se sont rendues sur des marchés de volailles vivantes. Aucun lien épidémiologique entre ces cas n’a été signalé. Ces cas ont été notifiés dans 2 municipalités de la province du Zhejiang (Huzhou et Jinhua).

Action de santé publique

Les autorités chinoises ont pris les mesures de surveillance et de lutte suivantes:

  • intensification de la surveillance de la flambée et analyse de la situation;
  • renforcement des efforts pour le traitement médical; et
  • communication sur le risque auprès du grand public et diffusion des informations.

L’OMS surveille la situation épidémiologique et continue d’évaluer le risque sur la base des dernières informations disponibles. Selon les informations reçues à ce jour, le risque présenté par les virus de la grippe aviaire A(H7N9) pour la santé publique reste inchangé.

En juin 2015, la FAO a signalé que le virus A(H7N9) de la grippe aviaire continuait à être détecté chez les animaux dans plusieurs provinces de Chine, ce qui montre que ce virus persiste dans la population avicole. Si les tendances observées les années précédentes pour les cas humains se poursuivent, le nombre de cas pourrait augmenter dans les mois à venir.

On s’attend à observer d’autres cas humains sporadiques d’infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) dans les zones touchées, voire les zones avoisinantes. En cas de voyage international de sujets venant des zones touchées, il est possible que l’infection soit détectée dans un autre pays, à l’arrivée ou après. Dans ce scénario, une propagation au niveau communautaire est considérée comme peu probable car on n’a pas constaté que le virus se transmettait facilement d’une personne à l’autre.

Conseils de l’OMS

L’OMS conseille aux voyageurs qui se rendent dans des pays où sévissent des flambées de grippe aviaire d’éviter de visiter des élevages de volailles, d’entrer en contact avec des animaux dans les marchés d’oiseaux vivants, de pénétrer dans des zones où peuvent s’effectuer des abattages de volailles ou de toucher des surfaces apparemment contaminées par des déjections de volailles ou d’autres animaux. Les voyageurs devront également se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon et respecter les bonnes pratiques de sécurité sanitaire des aliments et d’hygiène alimentaire.

L’OMS ne recommande pas de dépistage particulier aux points d’entrée, ni de restrictions aux voyages ou au commerce en rapport avec cet événement. Comme toujours, on envisagera le diagnostic d’infection par un virus grippal aviaire chez les personnes présentant des symptômes respiratoires aigus sévères pendant un voyage ou juste après leur retour d’une zone où la grippe aviaire est source de préoccupation.

L’OMS encourage les pays à continuer d’intensifier la surveillance de la grippe, y compris des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS), à examiner attentivement toute présentation inhabituelle pour veiller à la notification des infections humaines au titre du RSI (2005), et à poursuivre les mesures nationales de préparation sanitaire