Alerte et action au niveau mondial (GAR)

La Chine signale d’autres cas de SRAS - bulletin

23 avril 2004

Le Ministère chinois de la Santé a notifié aujourd’hui trois nouveaux cas de SRAS, dont un mortel, ce qui porte à 4 le nombre de personnes présentant un tableau clinique évocateur du SRAS.

Les autorités chinoises ont signalé la confirmation clinique de cas d’infection par le coronavirus du SRAS chez deux de ces personnes : une infirmière de 20 ans de Beijing, hier, qui reste en soins intensifs et une scientifique de 26 ans, de la province d’Anhui. Pendant deux semaines en mars, la scientifique a travaillé à l’Institut national chinois de virologie à Beijing, qui fait partie du Centre chinois de lutte contre la maladie. On sait que cet institut travaille sur le coronavirus du SRAS. Les symptômes sont apparus le 25 mars et elle a été soignée dans un hôpital de Beijing par l’infirmière. Sa mère était également à son chevet.

La mère est tombée malade à Anhui le 8 avril et elle est morte le 19. Ses symptômes cliniques correspondaient à ceux du SRAS et les autorités sanitaires l’ont diagnostiquée rétrospectivement comme étant un cas suspect de SRAS.

La quatrième personne est un homme de 31 ans, un chercheur travaillant également à l’institut de virologie de Beijing. Les symptômes sont apparus le 17 avril et il a été hospitalisé le 22 en isolement. Les autorités l’ont diagnostiqué comme étant un cas suspect de SRAS.

Conformément à ses définitions des infections par le coronavirus du SRAS, l’OMS a classé deux de ses personnes, l’infirmière de 20 ans et la scientifique de 26 ans comme cas présumé de SRAS. Les investigations se poursuivent pour les deux autres personnes et les autorités chinoises continuent les tests de laboratoire.

Selon les directives de l’OMS pour la surveillance mondiale du SRAS, la confirmation d’un cas nécessite une vérification indépendante des résultats par un laboratoire international de référence. On considère que cette procédure s’impose en raison des conséquences que la confirmation de cas de SRAS peut avoir pour la santé publiques internationale.

L’OMS travaille en étroite collaboration avec les autorités chinoises pour confirmer le statut, la taille de ce groupe de cas et pour éviter une propagation de la maladie. On considère que la situation est potentiellement grave en raison des nombreuses possibilités d’exposition. A ce jour, on a identifié plus de 300 contacts qui ont été mis en observation.

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