Fièvre hémorragique de Marburg en Angola - bulletin n°13
15 avril 2005
Les données sur les cas de fièvre hémorragique de Marburg étant en cours de reclassement, aucun chiffre national ne peut être donné aujourd'hui.
On dispose en revanche d'informations détaillées pour Uige, la province la plus touchée, où la surveillance est en amélioration constante. Au 14 avril, 224 cas, dont 207 mortels, avaient été signalés. La plupart des cas se sont produit dans la municipalité d'Uige, qui a notifié 175 cas, dont 163 mortels. Des cas en nombres beaucoup moins importants ont été rapportés dans 7 autres municipalités de la province.
L'une des priorités les plus urgentes actuellement est d'améliorer la connaissance qu'a le public de la maladie et son acceptation des mesures de lutte. Aujourd'hui, des réunions ont été organisées au bureau de l'OMS à Uige avec les chefs traditionnels des communautés, les Sobas, de toute la municipalité d'Uige. Le gouverneur de la province et le directeur des services sanitaires ont relevé les Sobas de leurs fonctions habituelles pendant sept jours pour qu'ils accompagnent les équipes médicales et les équipes de surveillance mobiles qui recherchent les cas et récupèrent les corps.
Avec cette décision, un pas important a été franchi pour arriver à faire accepter dans les communautés les mesures qui permettront d'endiguer la flambée. Le personnel de l'OMS à Uige prévoit désormais d'avoir systématiquement recours à cette méthode, qui fait appel aux Sobas locaux, dans toutes les municipalités où l'on sait qu'il y a la fièvre de Marburg. Ce plan reçoit le soutien des autorités.
La formation du personnel de l'hôpital provincial, pour qu'il se protège de l'infection et réduise le risque de transmission, se poursuit. Aujourd'hui, cette formation a été dispensée à 82 infirmières des départements où le risque est élevé, notamment le service de maternité et le laboratoire. Les chefs de départements et les médecins ont été formés hier. On prévoit en début de semaine prochaine de former les personnels de santé des cliniques privées et de la police.
Suite à l'appel international du 8 avril, l'OMS a reçu des promesses de dons de l'Allemagne, de la Suède, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de l'Office humanitaire de la Communauté européenne pour venir en aide à la riposte.