Fièvre hémorragique de Marburg en Angola – bulletin n°19
18 mai 2005
Au 17 mai, le Ministère de la Santé angolais avait notifié 337 cas, dont 311 mortels. Dans leur très grande majorité, les cas se sont produits dans la province d'Uige, où l'on a recensé 326 cas, dont 300 mortels. Aucun cas n'a été signalé en dehors d'Uige au cours des cinq dernières semaines.
Les infrastructures et les protocoles de lutte contre la flambée sont en place et fonctionnent bien. Le service pour les soins en isolement à l'hôpital provincial d'Uige est utilisé, la lutte anti-infectieuse s'est améliorée dans cet établissement et les règles pour enterrer sans risque les victimes sont respectées. Des laboratoires portables contribuent toujours à la rapidité du diagnostic sur le terrain. Une campagne pour mettre fin au traitement à domicile des patients et aux injections à risque a permis de collecter et d'éliminer un grand nombre de seringues et d'aiguilles. On pense que cette campagne, qui a bénéficié de l'appui des chefs religieux et des responsables locaux, ainsi que des bénévoles de la Croix-Rouge locale, a grandement sensibilisé le public aux risques.
Le soutien des chefs religieux et des responsables locaux a facilité le travail des équipes mobiles de surveillance et renforcé leur efficacité pour dépister les cas et rechercher les contacts. On continue cependant d'associer quelques cas à des expositions dans les habitations ou lors des funérailles, ce qui indique qu'il faut encore améliorer la compréhension qu'a le public de la maladie.
Comme le virus ne se transmet que s'il y a un contact rapproché avec un malade ou un patient récemment décédé, on considère que le risque pour les voyageurs internationaux est très faible. L'OMS ne recommande donc pas de restrictions aux voyages ou au commerce à destination ou en provenance de l'Angola.