Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Chikungunya à Maurice, aux Seychelles, à Mayotte (France) et à la Réunion (France) – bulletin

1er mars 2006

Entre le 28 mars 2005 et le 19 février 2006, 2 406 cas de chikungunya ont été notifiés par les 31 médecins d'un réseau sentinelle de la Réunion, dont 333 cas pendant la semaine du 13 au 19 février. Selon les estimations à partir d'un modèle mathématique, le virus du chikungunya pourrait avoir infecté 157 000 personnes à la Réunion depuis mars 2005, dont 22 000 pendant la seule semaine du 13 au 19 février.

Depuis le début du mois de janvier, d'autres pays au sud-ouest de l'Océan Indien ont notifié des cas de chikungunya : Mayotte (924 cas), Maurice (2 553 cas, dont 1 173 cas confirmés en laboratoire) et les Seychelles (4 650 cas).

Une équipe de l'OMS, envoyée par le Bureau régional pour l'Afrique et le Siège, a été déployée dans la zone pour évaluer les mesures de lutte prises dans les différentes îles. La principale mesure de prévention consiste à stopper la prolifération des moustiques en réduisant les gîtes larvaires. Il faut pour cela mener des actions antivectorielles, détruire les gîtes larvaires à proximité des habitations et associer le tout à une campagne massive d'éducation sanitaire, relayée par les médias et les associations locales, pour sensibiliser la population aux mesures de protection. On renforce aussi la surveillance épidémiologique et vectorielle.

L'équipe a commencé à discuter avec les autorités nationales d'une stratégie sous-régionale de surveillance et de lutte contre le chikungunya et les autres arboviroses.

Pour obtenir de plus amples informations sur la lutte antivectorielle et l'utilisation des pesticides, consulter le site Web WHOPES .

Pour en savoir plus sur la maladie et la flambée à la Réunion, consulter le site Web de l' Observatoire Régional de la Santé de La Réunion .

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