Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Grippe aviaire – épidémiologie des cas d'infection humaine à H5N1 notifiés à l'OMS

30 juin 2006

Le numéro du Relevé épidémiologique hebdomadairede cette semaine, publié en ligne par l'OMS, expose les résultats de la première analyse des données épidémiologiques sur les cas d'infection à H5N1 confirmés en laboratoire et notifiés à l'OMS du début de la flambée en décembre 2003 jusqu'au 30 avril 2006.

Les données utilisées pour cette analyse ont été collectées à des fins de surveillance. Leur qualité, leur fiabilité et leur présentation ne sont pas uniformes d'un pays à l'autre. Malgré cet obstacle, on a pu en tirer plusieurs conclusions.

  • Le nombre de nouveaux pays notifiant des cas humains est passé de 4 à 9 après octobre 2005, suite à l'extension géographique des flambées dans les populations aviaires.
  • La moitié des cas se sont produits chez des sujets de moins de 20 ans, 90 % chez des sujets de moins de 40 ans.
  • Le taux de létalité général s'établit à 56 %. Il est élevé dans toutes les tranches d'âge et maximal chez les sujets de 10 à 39 ans.
  • Le profil du taux de létalité en fonction de la tranche d'âge diffère de celui de la grippe saisonnière, pour laquelle on observe la mortalité la plus élevée chez les personnes âgées.
  • Le taux de létalité général a été le plus élevé en 2004 (73 %), suivi de celui en 2006 jusqu'à ce jour (63 %) et de celui de 2005 (43 %).
  • L'évaluation des taux de mortalité et des intervalles entre l'apparition des symptômes et l'hospitalisation ou le décès donne à penser que les caractéristiques de la maladie ont peu évolué au cours de ces trois années.
  • Des cas se sont produits tout au long de l'année. Néanmoins, pour chacune des trois années où l'on a observé des cas humains, l'incidence a atteint un pic au cours de la période correspondant à peu près à l'hiver et au printemps de l'hémisphère nord. Si cette tendance venait à se confirmer, on pourrait s'attendre à une recrudescence des cas à la fin de l'année 2006 ou au début de 2007.

Pour améliorer le suivi de la situation, l'évaluation du risque et la prise en charge des sujets infectés par le H5N1, il faudrait instaurer un recueil plus standardisé des données épidémiologiques dans les pays et l'échange de ces informations en temps utile.

Pour en savoir plus :

Partager