Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Choléra en Iraq - mise à jour

14 septembre 2007

Entre le 23 août et le 10 septembre 2007, le nombre cumulé de cas de diarrhée liquide aigüe signalés dans la province de Sulaymaniyah était de 6142, dont neuf mortels (taux de létalité 0,14%). La présence de Vibrio cholerae a été confirmée au laboratoire dans 392 échantillons coprologiques.

Au cours de la période du 29 juillet au 12 septembre, les autorités sanitaires de la province de Kirkouk ont signalé au total 6749 cas de diarrhée liquide aigüe, dont un mortel (taux de létalité 0,0l%). Le premier cas indicateur de choléra confirmé au laboratoire a été signalé le 14 août 2007. La flambée continue de se propager dans la province d'Erbil où 11641 cas ont été signalés du 1er au 10 septembre. Aucun cas mortel n'a été notifié et la présence de V. cholerae a été confirmée dans 33 échantillons.

Jusqu'ici il n'y a pas eu d'informations confirmant la propagation du choléra à d'autres parties de l'Iraq. L'analyse d'un échantillon coprologique provenant d'un cas suspect de Bagdad a donné un résultat négatif pour V. cholerae. Les recherches sont en cours sur un autre cas suspect détecté à Mossoul.

Le Gouvernement iraquien a mis au point une riposte plurisectorielle face à la flambée. Un Comité national de haut niveau a été constitué pour la préparation et la riposte face à la flambée de choléra. Les autorités sanitaires des provinces touchées prennent des mesures de santé publique, procédant notamment à des tests réguliers de la qualité de l'eau pour endiguer la flambée et atténuer les effets pour la population.

L'OMS, en compagnie d'autres organismes du système des Nations Unies, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de plusieurs ONG internationales continue d'appuyer les opérations de risposte du Ministère de la Santé et des autorités sanitaires locales. L'OMS apporte des fournitures d'urgence, notamment des comprimés de chlore, des tests diagnostiques rapides et des kits interorganisations pour la lutte contre les maladies diarrhéiques, et elle diffuse aussi des recommandations techniques sur la prise en charge des cas. Des campagnes de mobilisation sociale sont également menées, avec la participation de notables religieux et communautaires.

Pour lutter contre la propagation du choléra, l'OMS ne recommande pas d'apporter des restrictions particulières aux déplacements ou aux échanges commerciaux en direction ou en provenannce des zones affectées.

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