Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fièvre de la vallée du Rift au Soudan

5 novembre 2007

Le 18 octobre 2007, le Ministère fédéral de la Santé du Soudan a demandé l'aide de l'OMS pour enquêter sur la suspicion d'une flambée de fièvre hémorragique dans les Etats du Nil blanc et du Sinnar et l'endiguer.

L'OMS a mobilisé un appui technique et logistique pour une enquête commune du Ministère fédéral de la Santé et du Ministère des Ressources animales et de la Pêche sur le terrain. L'équipe incluait du personnel de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et elle était dotée des moyens de diagnostic de la troisième unité du Laboratoire de recherche médicale de la Marine des Etats-Unis (NAMRU-3), un centre collaborateur de l'OMS pour les maladies infectieuses émergentes, basé au Caire (Égypte).

L'équipe commune est arrivée sur le terrain à Kosti, dans l'Etat du Nil blanc, le 24 octobre et a étudié les rapports de maladie affectant l'homme et l'animal dans la zone environnante. Elle a mis en œuvre des interventions de lutte, intensification de la surveillance, prise en charge des cas, mobilisation sociale et communication sur la flambée épidémique. L'équipe a transmis ses observations et ses recommandations au Ministère fédéral de la Santé à Khartoum le 28 octobre, date à laquelle le Ministère a demandé à l'OMS un appui supplémentaire pour lutter contre une flambée épidémique de fièvre de la vallée du Rift (FVR).

Au 2 novembre, 125 cas, dont 60 mortels, ont été notifiés dans plus de 10 localités des États du Nil blanc, du Sinnar et du Gezira. Ce sont principalement des hommes jeunes qui sont touchés. Plus de 25 échantillons humains se sont avérés positifs par PCR ou ELISA pour la FVR.

Des échantillons prélevés sur des animaux ont été envoyés au Laboratoire central de recherche vétérinaire à Khartoum mais on n'a pas encore les résultats. Les efforts se poursuivent pour intensifier la surveillance, prendre en charge les cas et faire de l'éducation sanitaire et de la lutte antivectorielle dans les zones touchées. L'OMS collabore avec le Ministère fédéral de la Santé pour mettre sur pied un plan d'action et déterminer les besoins prioritaires en matière d'appui technique et opérationnel.

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