Fièvre de la vallée du Rift au Soudan – bulletin actualisé
7 novembre 2007
Le nombre des cas humains de fièvre de la vallée du Rift (FVR) continue d'augmenter avec 228 cas, dont 84 mortels, notifiés jusqu'au 7 novembre. Quinze localités dans les états du Nil Blanc, du Sinnar et Gezira sont affectées. Plus de 25 échantillons humains se sont avérés positifs par PCR ou ELISA pour la FVR. Les résultats de laboratoire pour trois cas dans l'état de Khartoum ont été négatifs pour la FVR. On ne dispose toujours pas de résultats pour des échantillons prélevés sur l'animal.
L'apparition de la FVR chez l'homme est en général précédée de l'infection chez l'animal. Le virus de la FVR se transmet entre les ruminants (bovins, moutons, chèvres et chameaux) par les moustiques. Au cours d'une flambée, c'est le contact étroit avec des animaux domestiques infectés, notamment avec les liquides biologiques, soit directement, soit par le biais d'aérosols, qui constitue le facteur de risque le plus important pour l'infection humaine. Toutefois, pendant les périodes de densités vectorielles élevées, l'importance relative de la transmission du moustique à l'homme peut s'accroître.
En l'absence de traitement spécifique et de vaccin efficace pour l'homme, une mobilisation sociale intensive est le seul moyen de réduire le nombre d'infections et de décès dans la population humaine : il s'agit de faire connaître les facteurs de risque et les mesures de protection que l'on peut prendre au niveau individuel pour éviter les expositions.
Au cours des flambées de FVR, il faut diffuser intensivement des messages de santé publique portant principalement sur :
L'OMS continue de travailler en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé soudanais, ainsi qu'avec d'autres institutions des Nations Unies et organisations internationales pour soutenir un programme de lutte efficace protégeant les populations humaines.
- la diminution du risque de transmission de l'animal à l'homme résultant de l'élevage et de l'abattage des animaux dans de mauvaises conditions de sécurité. Il faut porter des gants et des vêtements de protection adaptés et faire attention lorsqu'on manipule des animaux malades ou les viandes et tissus au moment de l'abattage.
- la diminution du risque de transmission de l'animal à l'homme résultant de la consommation dans de mauvaises conditions de sécurité du sang frais, du lait crû ou des viandes. Dans les régions d'épizootie, tous les produits animaux (sang, viande et lait) doivent être cuits soigneusement avant d'être consommés.
- l'importance de la protection au niveau individuel et communautaire contre les piqûres de moustiques en utilisant des moustiquaires imprégnées d'insecticide, des produits répulsifs s'ils sont disponibles, en portant des vêtements de couleur claire (chemises à manches longues et pantalons) et en évitant les activités à l'extérieur au moment où les espèces vectorielles sont les plus actives.