Fièvre jaune en Guinée
29 septembre 2008 - Le Ministère de la Santé guinéen a notifié deux cas de fièvre jaune le 20 août et le 12 septembre 2008. Ces cas ont été confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur à Dakar. Le premier concerne un jeune homme de 24 ans vivant dans la sous-préfecture de Bounouma, dans la préfecture de N’zérékoré : celui-ci a signalé avoir constaté les premiers symptômes le 26 juillet et des échantillons sanguins ont été prélevés les 4 et 5 août. Le second cas a été signalé au cours de la troisième semaine d’août dans la Commune urbaine de N’zérékoré et il s’agit aussi d’un jeune homme de 24 ans. Aucun des deux n’avait jamais été vacciné contre la fièvre jaune.
Une équipe d’enquête composée d’experts du Ministère de la Santé et de l’OMS est allée dans 10 sous-préfectures et dans la Commune urbaine de N’zérékoré, ainsi que dans deux sous-préfectures de la Préfecture de Lola, du 5 au 14 septembre.
Cette mission a conclu que : 1) selon la définition du cas de fièvre jaune, 14 cas suspects ont été découverts rétrospectivement et l’un d’entre eux est mort après avoir présenté des symptômes de fièvre et d’ictère ; 2) la majeure partie de la population des préfectures a été vaccinée en 2005 avec une couverture notifiée de 95,2 % ; 3) les seules zones où l’on a signalé une faible couverture (45 %) sont la sous-préfecture de Bounouma, la Commune urbaine et le Camp de réfugiés ivoiriens de Kouankan 2.
Sur la base de ces résultats, le Ministère de la Santé a décidé d’organiser une campagne de masse dans ces trois zones en octobre 2008 pour vacciner 140 342 personnes. Cette campagne sera menée avec l’assistance technique de l’OMS et l’appui de l’alliance GAVI (Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination). Le Ministère de la Santé a soumis une demande pour obtenir des vaccins antiamarils de la réserve mondiale d’urgence, administrée par le Groupe international de coordination (GIC) pour l’approvisionnement en vaccin antiamaril. La réserve d’urgence est financée par l’Alliance et gérée par le GIC. Celui-ci se compose de représentants de l’UNICEF, de Médecins sans Frontières (MSF), de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et de l’Organisation mondiale de la Santé qui fait office de secrétariat.