Fièvre jaune en République centrafricaine
30 octobre 2008 - Le 22 août, le Ministère de la Santé de la République centrafricaine a notifié un cas de fièvre jaune confirmé en laboratoire. C’est la deuxième fois que ce pays signale un évènement en rapport avec la fièvre jaune en 2008. Le cas a été confirmé par l’Institut Pasteur à Dakar.
Le cas initial est un homme de 32 ans du village de Ngotto, dans la Sous-préfecture de Boda et la Préfecture de La Lobaye : il a présenté une fièvre et un ictère. Il a survécu et il est en train de se remettre de sa maladie. Il a été détecté par le système national de surveillance de la fièvre jaune.
L’équipe chargée d’enquêter sur la flambée a examiné 34 contacts dans la Sous-préfecture de Boda. Quatre présentaient de la fièvre ou un ictère et les 30 autres étaient asymptomatiques.
Sur la base de l’évaluation de la situation, il a été décidé de vacciner 183 992 personnes contre la fièvre jaune dans les quatre sous-préfectures de la Préfecture de La Lobaye (Mbaiki, Mongoumba, Boda et Bogonda) et dans une partie de la Préfecture voisine de La Sangha (Sous-préfecture de Bambio).
La fièvre jaune n’est pas endémique dans la Préfecture de La Lobaye. En mars 2008, la République centrafricaine a notifié quelques cas de fièvre jaune dans le Nord-Ouest du pays et une campagne de vaccination de masse a été organisée avec succès dans la région.
Face à cette flambée, le Ministère de la Santé a fait une demande pour couvrir les coûts opérationnels de la campagne de vaccination préventive de masse et obtenir des vaccins antiamarils de la réserve d’urgence mondiale financée par l’Alliance GAVI et gérée par le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin antiamaril (GIC).