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Fièvre jaune au Burkina

Le 3 octobre, le Ministère de la Santé du Burkina Faso a notifié deux cas de fièvre jaune confirmés en laboratoire dans le district sanitaire d’Ouahigouya, dans le Nord du pays, près de la frontière du Mali. Ces deux cas ont été signalés par le système de surveillance de la fièvre jaune et présentaient de la fièvre et un ictère.

Le cas initial est un petit garçon âgé de 7 mois qui a guéri. Le second cas est un garçon de six ans qui est mort deux jours plus tard. Aucun des deux n’avait été vacciné contre la fièvre jaune et ils ont tout d’abord été confirmés par le Laboratoire national du Centre Muraz puis reconfirmés par le laboratoire régional de l’OMS pour la fièvre jaune à l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal).

La vaccination systématique des nourrissons dans le district sanitaire d’Ouahigouya a commencé en 2002 et le Programme élargi de Vaccination (PEV) signalait une couverture de 85,3 % fin 2007. Ce district sanitaire n’avait pas été retenu comme hautement prioritaire pour le risque épidémique lors de la réunion de consensus sur l’évaluation du risque de fièvre jaune en 2007. Trente-sept districts sanitaires du Burkina Faso vont bénéficier d’une campagne de vaccination préventive de masse contre la fièvre jaune le 13 novembre 2008.

Sur la base des conclusions de l’enquête sur la flambée, il a été décidé d’organiser une campagne de vaccination de riposte ciblant 366 052 personnes dans le district sanitaire d’Ouahigouya. Face à cette flambée, le Ministère de la Santé a demandé, pour la campagne préventive de masse, des vaccins antiamarils de la réserve d’urgence mondiale financée par l’Alliance GAVI et gérée par le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin antiamaril (GIC).

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