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Fièvre jaune au Cameroun

Le 25 janvier 2010, le Ministère de la Santé camerounais a notifié un cas de fièvre jaune dans l’arrondissement de Kumba, dans la région du Sud-Ouest, près de la frontière avec l’État nigérian de Cross River.

Le cas était une jeune femme de 16 ans, élève au lycée de Kake. Elle présentait un tableau clinique de fièvre et d’ictère. Les symptômes sont apparus le 11 janvier, se manifestant par de la fièvre. Elle n’avait jamais été vaccinée contre la fièvre jaune et elle a survécu. Ce cas a été identifié par le système de surveillance habituelle de la fièvre jaune.

Le Laboratoire national de l’Institut Pasteur à Yaoundé a mis en évidence par la méthode ELISA les IgM dans les échantillons prélevés sur ce cas. La positivité a ensuite été confirmée par le test de neutralisation par réduction de plages (PNRT), un essai plus spécifique, pratiqué au laboratoire régional de référence pour la fièvre jaune à l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal).

Après l’identification du cas, une enquête a été menée dans la région. Elle a permis de retrouver une personne symptomatique (fièvre). Les analyses de laboratoire par méthode ELISA des échantillons sériques pour cette personne et 50 autres sujets en contact ont donné des résultats négatifs.

En mai 2009, le Cameroun a conduit une campagne de vaccination antiamarile dans 62 arrondissements à risque représentant une population de 7,4 millions d’habitants. Toutefois, comme il n’y avait pas eu de cas de fièvre jaune dans les deux arrondissements de Kumba et Muyuka depuis 50 ans, ils n’ont pas été couverts par cette campagne.

Le Ministère de la Santé prévoit de vacciner 345 592 personnes dans les arrondissements de Kumba et Muyuka. Le pays a demandé l’aide du Groupe international de coordination (GIC) pour l’approvisionnement en vaccins antiamarils (GIC), qui gère les réserves mondiales d’urgence de ce vaccin. Le Groupe a approuvé l’aide à cette campagne de vaccination, qui sera financée par l’Alliance GAVI par l’intermédiaire de l’Organisation mondiale de la Santé. Cette aide entre dans le cadre de l’Initiative mondiale de lutte contre la fièvre jaune qui vise à éviter des épidémies dévastatrices et à assurer un approvisionnement suffisant en vaccins antiamarils en Afrique.

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