Alerta y Respuesta Mundiales (GAR)

Fièvre jaune en République démocratique du Congo

le 25 juin 2010, Médecins Sans Frontières (MSF) a signalé un cas présumé de fièvre jaune à Titule, dans le district du Bas Uele de la province Orientale (nord du pays). Entre mars et juin, onze autre cas présumés ont été signalés, dont deux mortels.

Le cas indicateur a été identifié comme étant un agriculteur de 43 ans qui a présenté des symptômes cliniques de fièvre, d’ictère et d’hématurie (sang dans les urines). Sa maladie est apparue le 15 mars 2010 et il est décédé quelques jours plus tard. Il n’avait pas d’antécédents de vaccination antiamarile. Les tests de laboratoire faits à l’Institut National de Recherche Médicale (INRB) de Kinshasa ont révélé une positivité des IgM par ELISA, résultat confirmé par le laboratoire régional de référence pour la fièvre jaune à l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal), avec des tests plus spécifiques (test de neutralisation par réduction de plages – PNRT).

Suite à l’identification du cas indicateur (l’homme de 43 ans), une enquête est en cours dans la ville de quelque 17 000 habitants, pour déterminer l’ampleur de la réponse à la poussée épidémique et préparer une campagne de vaccination d’urgence.

La République démocratique du Congo (RDC) fait partie des pays d’Afrique où la fièvre jaune est endémique et, en 2003, elle a introduit le vaccin antiamaril dans son Programme élargi de Vaccination (PEV) pour tous les enfants âgés de neuf mois. La RDC n’a pas encore bénéficié de campagnes de vaccination préventives.

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