Choléra en Haïti
26 octobre 2010 - Au soir du 25 octobre, le Ministère de la Santé de Haïti avait notifié 3 342 cas confirmés de choléra, dont 259 mortels. On enquête sur des cas présumés dans les départements du Nord et du Sud et cinq cas ont été confirmés dans le département de l’Ouest où se situe la capitale, Port-au-Prince.
Douze centres de traitement du choléra sont en cours de construction pour aider à l’isolement et au traitement des cas : six dans l’Artibonite, un dans le Centre et cinq à Port-au-Prince.
L’accent est mis sur la prévention en fournissant de l’eau propre, en favorisant une bonne hygiène personnelle et de bonnes pratiques pour la manipulation des aliments, notamment en se lavant les mains et en évitant la défécation en plein air.
Comme jusqu’à présent, un peu moins de la moitié des décès surviennent dans les hôpitaux et un peu plus de la moitié dans les communautés, l’OPS est en train de mobiliser des experts dans le domaine de l’évacuation des morts pour les envoyer en Haïti.
Le Bureau régional OMS des Amériques (l’Organisation panaméricaine de la Santé ou OPS) continue de mobiliser des experts internationaux, entre autres en épidémiologie, communication sur les risques, prise en charge des cas, laboratoire, eau et assainissement, logistique et système de gestion de l’approvisionnement humanitaire (LSS/SUMA) pour Haïti et la République dominicaine.
L’entrepôt du Programme de l'OPS sur les médicaments essentiels et les fournitures (PROMESS) a actuellement des stocks de médicaments et d’antibiotiques et l’OPS fournit des stocks supplémentaires de solutions intraveineuses et de fournitures médicales.
L’OPS soutient également le Groupe Eau et assainissement en Haïti pour fournir du chlore en poudre (avec des approvisionnements du Brésil) pour la purification de l’eau et des tests pour l’eau qui sont distribués dans les camps. Elle fait également des efforts particuliers pour garantir l’approvisionnement des hôpitaux en eau pure.
Même si aucun cas de choléra n’a encore été signalé en République dominicaine, la flambée a incité le gouvernement à instaurer un plan d’urgence pour la zone frontalière.
Le Caribbean Epidemiology Center (CAREC) de l’OPS, situé à Trinité, aide les ministres de la santé des Caraïbes à se mobiliser et à se préparer à la survenue potentielle de cas sur les autres îles.
L’OPS continue de coordonner ces efforts avec d’autres institutions des Nations Unies et avec des responsables de la santé aux États-Unis d'Amérique et au Canada. L’aide d’urgence se poursuit avec le gouvernement, la MINUSTAH (Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti), les institutions des Nations Unies et des ONG qui continuent d’apporter leur assistance dans un nombre croissant d’endroits.