Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Poliomyélite au Congo

Une flambée aigüe de poliomyélite sévit actuellement au Congo, où l'on dénombre 120 cas de paralysie flasque aigüe et 58 décès. La moitié des cas ont été notifiés ces dix derniers jours, le premier cas étant survenu début octobre. Deux cas ont été confirmés comme ayant été provoqués par le poliovirus sauvage de type 1 et les analyses de laboratoire se poursuivent.

La plupart des sujets sont de jeunes adultes: parmi ceux pour lesquels on dispose actuellement de données sur l'âge (43), 33 ont entre 15 et 25 ans. Un seul a moins de cinq ans, trois ont entre 7 et 13 ans et cinq entre 26 et 59 ans.

La flambée est due à un poliovirus importé. Le Congo a enregistré le dernier cas de poliomyélite autochtone en 2000. Les investigations se poursuivent pour déterminer avec certitude l'origine du virus.

Pratiquement tous les cas ont été enregistrés dans la ville portuaire de Pointe Noire, mais des cas ont aussi été enregistrés à Dolisie (2), Kayes, Bouenza, Brazzaville, and Mvouiti (un chaque).

Le Gouvernement congolais a alerté la population et lancé un plan d'urgence avec l'appui de partenaires clés, dont l'OMS, l'UNICEF et les CDC des États-Unis d'Amérique. Au moins trois campagnes nationales de vaccination sont prévues au moyen du vaccin antipoliomyélitique oral monovalent visant l'ensemble de la population. Le nombre, la couverture géographique et les groupes d'âge cibles des campagnes ultérieures seront déterminés par le Gouvernement en fonction de l'évolution épidémiologique. On prévoit qu'une campagne multipays sera nécessaire pour couvrir les zones adjacentes exposées. De nouveaux cas continuent d'être déclarés chaque jour.

Il est important que les pays d'Afrique centrale et de la Corne de l'Afrique renforcent la surveillance de la paralysie flasque aigüe afin de détecter rapidement toute importation de poliovirus et de faciliter une réaction rapide. Les pays devraient également renforcer l'immunité de la population afin de réduire au maximum les conséquences de toute introduction de virus. Conformément aux recommandations de la publication de l'OMS Voyages internationaux et Santé, les voyageurs en provenance ou à destination de l'Angola et de la République démocratique du Congo devraient être pleinement vaccinés.

Compte tenu des progrès récemment enregistrés au Nigéria ( baisse de 98% de cas cette année par rapport à la même période en 2009), il est hautement prioritaire de maîtriser rapidement la transmission persistante, comme en Angola, et de stopper les nouvelles flambées, comme au Congo.

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