Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fièvre jaune au Cameroun

En décembre 2011, le Ministère de la Santé du Cameroun a notifié à l’OMS une flambée de fièvre jaune dans la région Nord du pays.

Au total, 23 cas dont 7 ayant entraîné le décès ont été notifiés depuis octobre 2011 dans les districts de Guider, Bibemi, Gaschiga, Lagdo, Mayo Oulo et Golombe. Ces cas ont été recensés dans le cadre des systèmes de surveillance et comportaient la présence d’une fièvre et d’un ictère dans les 14 jours suivant leur déclaration.

Treize cas au moins provenant de 6 districts de santé ont été confirmés au laboratoire de l’Institut Pasteur du Cameroun par une épreuve ELISA de recherche des IgM, suivie d’une épreuve de séroneutralisation (PRNT), le test le plus spécifique de la fièvre jaune, et à l’aide d’un diagnostic différentiel de la dengue et de l’infection par le virus West Nile, effectué au laboratoire régional de référence pour la fièvre jaune de l’OMS, à savoir l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal).

Le bureau de l’OMS dans le pays a collaboré avec les pouvoirs publics/autorités de santé à l’étude de la flambée sur le terrain afin de confirmer les cas et d’évaluer l’étendue de celle-ci.

L’Alliance GAVI, le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF) et le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin antiamaril (YF-ICG) soutiennent la riposte engagée, à savoir une campagne de vaccination de masse qui vise à couvrir plus de 1,2 million de personnes dans 8 districts considérés comme à haut risque, à savoir : Guider, Bibemi, Gaschiga, Lagdo, Mayo Oulo, Garoua I, Garoua II et Golombe.

Cette campagne de vaccination a débuté le 23 janvier 2012, en couvrant ces 8 districts sanitaires qui n’avaient pas été couverts par la campagne de vaccination de masse préventive de 2009, parce qu’ils n’avaient aucun antécédent de flambée de fièvre jaune ni de circulation du virus amaril.

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