Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Ébola en Ouganda - bulletin

Le Ministère ougandais de la Santé a notifié un nombre cumulé de 53 cas suspects de fièvre hémorragique à virus Ébola, dont 16 mortels. Là dessus, cinq cas ont été confirmés en laboratoire par l’Institut ougandais de Recherche sur les virus (UVRI) d’Entebbe (trois cas mortels et deux cas actuellement traités en isolement).

À l’heure actuelle, 32 personnes ont été hospitalisées et sont en isolement à l’hôpital de Kagadi, district de Kibaale, et un total de 312 contacts ont été répertoriés, dont 253 sont suivis de très près. Jusqu’ici, tous les échantillons provenant d’autres districts se sont révélés négatifs pour Ébola, ce qui indique qu’il n’y a pas eu d’extension de la flambée au-delà du district de Kibaale. Toutefois, une soignante qui s’était occupée d’un malade dans le district de Kibaale a été transférée à l’hôpital de Mulago à Kampala, où elle est décédée.

Parmi les contacts suivis quotidiennement figurent les sept agents de santé qui avaient soigné la personne décédée transférée à l’hôpital de Mulago, mais aucun n’a présenté de symptômes de la maladie.

Riposte

Le Gouvernement ougandais continue de travailler avec plusieurs partenaires pour maîtriser la flambée épidémique.

Au niveau central, le Premier Ministre a convoqué une cellule ministérielle spéciale présidée par le Ministère de la Santé et chargée de faciliter et de coordonner la riposte à la flambée.

Dans le district de Kibaale, les autorités sanitaires locales travaillent, par l’intermédiaire de la cellule spéciale, avec plusieurs partenaires afin de mobiliser des ressources et des fournitures. Ces partenaires sont l’OMS, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique (CDC), la Société de la Croix-Rouge ougandaise (URCS) et Médecins Sans Frontières (MSF). L’OMS a déployé en Ouganda des logisticiens et des fournitures, et notamment du matériel de protection personnelle.

Les fonds nécessaires pour les opérations locales sont actuellement mobilisés. Une aide supplémentaire a été reçue de la Fondation EMESCO (une ONG locale), de membres du Parlement du district de Kibaale, de l’Institut des Maladies infectieuses (IDI) et de la Société de la Croix-Rouge ougandaise (URCS).

Des épidémiologistes de l’OMS et des CDC (États Unis) sont arrivés dans le district de Kibaale et participent à la riposte en dépistant et en triant les cas suspects de fièvre hémorragique à virus Ébola. L’OMS coordonne l’action avec ses partenaires du Réseau mondial alerte et action.

Avec l’appui de MSF, la construction de nouvelles salles d’isolement à Kagadi, dans le district de Kibaale, devrait être achevée aujourd’hui et des salles supplémentaires seront ouvertes pour recevoir un nombre croissant de cas suspects. MSF, IDI et EMESCO fournissent de la nourriture aux malades en salle d’isolement et se sont engagés à continuer de le faire au cours des deux prochaines semaines.

Des dispositions ont été prises avec les autorités locales afin d’accroître le nombre d’équipes mobiles et d’ambulances pour la surveillance active et la recherche des contacts dans les communautés.

En ce qui concerne la mobilisation sociale, la Société de la Croix-Rouge ougandaise a formé 62 équipes de volontaires de la Croix-Rouge et des équipes de santé de village chargées d’activités de mobilisation sociale et de sensibilisation du public. De plus, des annonces publiques sont diffusées dans 11 langues locales sur 20 stations de radio. L’OMS facilite le déploiement d’un anthropologiste médical chargé d’aider à ces activités.

Pays voisins

Plusieurs pays voisins de l’Ouganda ont pris des mesures actives pour renforcer leur surveillance afin de déceler les cas de fièvre hémorragique à virus Ébola et d’y réagir.

Au Kenya, deux rumeurs de cas suspects ont depuis été signalées et ont fait l’objet d’une enquête. Les deux cas se sont avérés négatifs.

Le Ministère de la Santé du Soudan du Sud a publié en collaboration avec l’OMS des recommandations pour le grand public et a activé un groupe spécial national chargé de la surveillance renforcée car les mouvements de population et les échanges entre le Soudan du Sud et l’Ouganda sont nombreux.

L’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou aux échanges commerciaux avec l’Ouganda.

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