Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Flambée de fièvre à virus Ebola en République démocratique du Congo – bulletin

Le Ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) continue de travailler avec ses partenaires pour juguler la flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola. Au 28 août 2012, 24 cas au total (6 cas probables, 6 cas confirmés et 12 cas suspects) dont 11 mortels avaient été notifiés dans la Province Orientale. Les cas notifiés et les décès se sont produits dans 3 zones de santé : 17 cas et 9 décès à Isiro ; 6 cas et 2 décès à Viadana ; 1 cas et 0 décès à Dungu. Les cas mortels à Isiro incluent trois agents de santé. Toutes les alertes ont fait l’objet d’une enquête et, jusqu’à présent, aucun cas suspect ou confirmé d’infection à virus Ebola n’a été notifié en dehors de la Province orientale.

Les échantillons initiaux ont été analysés par l’Uganda Virus Research Institute (UVRI) à Entebbe (Ouganda) et le virus Ebola (sous-type Bundibugyo) a été confirmé pour trois échantillons prélevés sur deux patients.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique ont installé un laboratoire sur le terrain à Isiro pour appuyer la prise en charge des cas et les enquêtes épidémiologiques. Un groupe spécial national réuni par le Ministère de la Santé congolais collabore avec plusieurs partenaires, parmi lesquels l’OMS, Médecins Sans Frontières (MFS), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les CDC, pour endiguer la flambée.

Une équipe conjointe d’intervention d’urgence du Ministère de la Santé, de l’OMS et de MSF se trouve sur le terrain pour mener une enquête épidémiologique approfondie et prendre en charge les cas. L’OMS a déployé des épidémiologistes et des logisticiens du Bureau régional AFRO (y compris l’équipe d’appui interpays) et du Siège pour aider le Ministère de la Santé et travaille en étroite collaboration avec les partenaires dans les domaines de la coordination, de la surveillance, de l’épidémiologie, de la logistique pour la flambée, de l’information du public et de la mobilisation sociale.

Le Réseau mondial OMS d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) a déployé un anthropologue du Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN) de France pour aider à mieux comprendre dans la population touchée les aspects sociaux et anthropologiques qui pourraient influer sur les efforts de la riposte.

L’action de lutte qui a été entreprise comporte la recherche active des cas et des contacts, le renforcement de la surveillance, la prise en charge des cas, l’information du public, la mobilisation sociale et le renforcement des mesures de lutte anti-infectieuse.

Concernant la République démocratique du Congo, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou au commerce.

Rien n’indique pour l’instant un lien éventuel entre cette flambée et celle qui s’est produite récemment dans le district de Kibaale en Ouganda.

Informations générales sur les sous-types de virus Ebola

Cinq ont été identifiés. Ils ont été nommés en fonction du lieu où ils ont été détectés pour la première fois lors de flambées. Trois des cinq sous-types, Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan et Ebola-Bundibugyo, ont été associés à de grandes flambées en Afrique. Cette maladie est une fièvre hémorragique provoquant la mort dans 25 à 90 % des cas. L’espèce Ebola-Reston, découverte aux Philippines, peut infecter l’être humain, mais on n’a signalé jusqu’à présent aucun cas de maladie, ni aucun décès.

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