Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Flambée de fièvre à virus Ebola en République démocratique du Congo – bulletin

Le Ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) continue de collaborer avec ses partenaires pour juguler la flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola. Au 3 septembre 2012, 28 cas au total (huit cas confirmés, six cas probables et 14 cas suspects), dont 14 mortels, avaient été notifiés dans le district du Haut-Uélé dans la Province Orientale. Les cas signalés et les décès se sont produits dans deux zones de santé – 18 cas, dont 11 mortels à Isiro et 10 cas, dont 3 mortels à Viadana. Parmi les cas mortels à Isiro, il y a eu trois agents de santé.

Toutes les alertes ont fait l’objet d’une enquête et, jusqu’à présent, le virus Ebola n’a pas été notifié en dehors des zones de santé d’Isiro et de Viadana. Les échantillons initiaux ont été analysés par l’Uganda Virus Research Institute (UVRI) à Entebbe (Ouganda) qui a confirmé le virus Ebola (sous-type Bundibugyo). Les échantillons ultérieurs ont été confirmés par le laboratoire installé sur le terrain à Isiro par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique. Un groupe spécial national réuni par le Ministère de la Santé congolais collabore avec plusieurs partenaires, parmi lesquels l’OMS, Médecins Sans Frontières (MFS), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les CDC, pour endiguer la flambée.

L’OMS a déployé des épidémiologistes et des logisticiens à partir du Bureau régional de l’Afrique (y compris de l’équipe d’appui interpays) et du Siège pour aider le Ministère de la Santé. Elle travaille en étroite collaboration avec les partenaires dans les domaines de la coordination, de la surveillance, de l’épidémiologie, de la logistique pour la riposte à la flambée, de l’information du public et de la mobilisation sociale. L’appui du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) comporte le déploiement d’un anthropologue pour aider à mieux comprendre dans la population touchée les aspects sociaux et anthropologiques qui pourraient influer sur les efforts de la riposte.

Les activités de lutte entreprises couvrent la recherche active des cas et des contacts, le renforcement de la surveillance, la prise en charge des cas, l’information du public, la mobilisation sociale et le renforcement des mesures de lutte anti-infectieuse.

Par rapport à cet événement, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou au commerce pour la République démocratique du Congo.

Rien n’indique pour l’instant un lien éventuel entre cette flambée et celle qui s’est produite récemment dans le district de Kibaale en Ouganda.

Informations générales sur les sous-types de virus Ebola

Cinq ont été identifiés. Ils ont été nommés en fonction du lieu où ils ont été détectés pour la première fois lors de flambées. Trois des cinq sous-types, Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan et Ebola-Bundibugyo, ont été associés à de grandes flambées en Afrique. Cette maladie est une fièvre hémorragique provoquant la mort dans 25 à 90 % des cas. L’espèce Ebola-Reston, découverte aux Philippines, peut infecter l’être humain, mais on n’a signalé jusqu’à présent aucun cas de maladie, ni aucun décès.

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