Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Choléra en Sierra Leone – bulletin

Le Ministère de la Santé et de l’Assainissement de la Sierra Leone travaille en étroite collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux pour intensifier la riposte à la flambée de choléra qui sévit en Sierra Leone depuis le début de l’année.

Au 5 septembre 2012, on avait recensé au total 16 360 cas, dont 255 mortels (taux de létalité de 1,6%), dans 12 des 13 districts du pays. Plus de 60% de tous les nouveaux cas ont été notifiés dans la partie occidentale du pays, où se trouve la capitale, Freetown.

Le Président de la Sierra Leone a déclaré que l’épidémie de choléra était une «crise humanitaire». Un Groupe spécial présidentiel de haut niveau a été institué pour encadrer la coordination, la mobilisation des ressources et orienter la riposte. Une approche multisectorielle a été adoptée, faisant intervenir le Ministère de la Santé et de l’Assainissement, d’autres ministères compétents, comme les Finances, l’Information et la Communication, les administrations locales, ainsi que des partenaires et des parties prenantes.

Avec l’aide de partenaires et donateurs nationaux et internationaux, comme l’UNICEF, Oxfam, la Croix-Rouge Britannique, Save the Children, Care, le groupe MSF, le Département du Développement international au Royaume-Uni, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’IRC et l’OMS, le Ministère de la Santé intensifie l’action, notamment dans les domaines de la coordination de la riposte globale, de la surveillance et de la prise en charge des cas.

Un Centre de Contrôle et de Commandement pour le Choléra (C4) a été créé au Bureau de l’OMS à Freetown pour renforcer la coordination et aider le Ministère de la Santé et d’autres prestataires de santé à mettre en œuvre les activités liés aux Plan opérationnel de préparation et de riposte au choléra (CPROP), afin d’endiguer l’épidémie le plus vite possible. Le C4 donnera aussi des informations pour orienter la prise de décisions au niveau du groupe spécial national.

L’accent est mis sur la détection précoce des cas et la dispensation rapide du traitement au niveau des districts, afin de réduire la mortalité. Les cas sont pris en charge dans des unités de traitement du choléra et, lorsqu’il n’y en a pas, on s’attache à désigner des zones spécifiques dans les établissements de santé pour l’isolement des malades.

Le Réseau mondial OMS d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) a apporté l’expérience de la prise en charge des cas et fait venir des spécialistes de laboratoire du Centre international de Recherche sur les maladies diarrhéiques au Bangladesh (ICDDR,B), afin de renforcer les capacités des agents de santé et des techniciens de laboratoire pour la prise en charge des cas et le diagnostic au laboratoire.

Les laboratoires au niveau national reçoivent le matériel et les réactifs adaptés pour collecter, transporter et analyser les échantillons. La confirmation des laboratoires est importante, en particulier dans les nouvelles zones de flambée du choléra.

Des interventions sont en cours au niveau communautaire pour la prévention et la lutte. Plus de 200 tradipraticiens ont été orientés sur le choléra. Des réunions des communautés sont organisées à Freetown pour les sensibiliser à l’importance d’éviter de boire de l’eau provenant de sources non protégées. Les compagnies de téléphone utilisent également les textos pour transmettre les informations auprès du grand public. L’UNICEF et d’autres partenaires soutiennent les activités portant sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

En relation avec cet événement, l’OMS ne recommande pas d’appliquer pour la Sierra Leone des restrictions aux voyages ou au commerce.

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