Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Flambée de fièvre à virus Ebola en République démocratique du Congo – bulletin

Selon le Ministère de la Santé, l’enquête épidémiologique rétrospective a permis d’identifier récemment d’autres cas confirmés et probables de fièvre hémorragique à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

Au 12 septembre 2012, 41 cas (9 cas confirmés en laboratoire et 32 cas probables) avaient été notifiés dans le district du Haut-Uélé, dans la Province Orientale. Parmi eux, 18 ont été mortels (5 cas confirmés et 13 cas probables). On compte dans les cas probables 18 agents de santé. Par ailleurs, 28 cas suspects ont été signalés et sont en cours d’investigation.

Depuis le dernier bulletin, 27 cas supplémentaires (1 cas confirmé en laboratoire et 26 cas probables) de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été retrouvés par l’enquête épidémiologique rétrospective dans les deux zones de santé d’Isiro et de Viadana. Cette enquête a été faite pour identifier des cas de maladie qui aurait pu être la fièvre à virus Ebola entre fin avril 2012 et août 2012, aider ainsi à clarifier les origines possibles de la flambée et fournir des informations complémentaires sur les chaînes de transmission. De plus, l’enquête épidémiologique en cours sur le terrain continue d’aider à identifier toutes les chaînes possibles de transmission continue pour garantir que les mesures adaptées soient prises immédiatement, afin d’interrompre la transmission et de mettre fin à la flambée.

Les échantillons initiaux ont été analysés par l’Uganda Virus Research Institute (UVRI) à Entebbe (Ouganda), qui a confirmé le virus Ebola (sous-type Bundibugyo). Les échantillons ultérieurs ont été analysés par le laboratoire installé sur le terrain à Isiro par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique.

Le Ministère de la Santé continue de travailler avec ses partenaires pour juguler la flambée. Un groupe spécial national réuni par le Ministère de la Santé de la RDC collabore avec plusieurs partenaires, parmi lesquels l’OMS, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Médecins Sans Frontières (MFS), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’Agence internationale du développement des États-Unis (USAID) et les CDC, pour endiguer la flambée.

L’OMS a déployé des épidémiologistes et des logisticiens à partir du Bureau régional de l’Afrique (AFRO), avec l’équipe d’appui interpays, et du Siège pour aider le Ministère de la Santé. Elle travaille en étroite collaboration avec les partenaires dans les domaines de la coordination, de la surveillance, de l’épidémiologie, de l’information du public, de la mobilisation sociale et de la logistique pour la riposte à la flambée. L’appui du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) comporte le déploiement d’un spécialiste de la prévention et de la lutte contre les infections et d’un anthropologue pour aider à mieux comprendre dans la population touchée les aspects sociaux et anthropologiques qui pourraient influer sur les efforts de la riposte.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne recommande pas d’appliquer à la RDC des restrictions pour les voyages ou le commerce.

Informations générales sur les sous-types de virus Ebola

Cinq ont été identifiés. Ils ont été nommés en fonction du lieu où ils ont été détectés pour la première fois lors de flambées. Trois des cinq sous-types, Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan et Ebola-Bundibugyo, ont été associés à de grandes flambées en Afrique. Cette maladie est une fièvre hémorragique provoquant la mort dans 25 à 90 % des cas. L’espèce Ebola-Reston, découverte aux Philippines, peut infecter l’être humain, mais on n’a signalé jusqu’à présent aucun cas de maladie, ni aucun décès.

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