Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fin de la flambée de fièvre Ebola en Ouganda

Le Ministre de la santé de l’Ouganda a déclaré aujourd’hui la fin de la flambée de fièvre hémorragique Ebola dans le district de Kibaale. Le dernier cas a été confirmé le 3 août 2012 et a été autorisé à quitter l’hôpital le 24 août 2012. Le temps écoulé depuis représente donc deux fois la période d’incubation maximale (21 jours) recommandée par l’OMS pour cette maladie. Dans le cadre de cette flambée, 24 cas probables et confirmés ont été enregistrés au total, dont 11 cas confirmés par l’Institut de Recherche sur les Virus d’Ouganda (UVRI) à Entebbe. Au total, la flambée a donné lieu à la notification de 17 décès.

L’action des groupes de travail spéciaux sur la fièvre Ebola au niveau national et districal a été coordonnée par le Ministère de la santé pour répondre à la flambée. Ce ministère a collaboré étroitement avec l’OMS et d’autres agences, dont le Réseau Africain d’Épidémiologie de Terrain (AFENET), la Fondation EMESCO (une ONG locale), l’Institut des Maladies infectieuses (IDI), la Société de la Croix-Rouge de l’Ouganda (URCS), Médecins Sans Frontières (MSF), Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les Centers for Disease Control and prevention des Etats-Unis d’Amérique (CDC), l’Agence Américaine pour le Développement international (USAID). L’OMS est également intervenue en coordination avec le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) pour appuyer les opérations de riposte.

Parmi les activités menées en réponse à la flambée, figuraient l’amélioration de la surveillance pour favoriser le dépistage précoce des cas et le suivi des contacts, le renforcement de la prévention des infections et la lutte contre la maladie, y compris la prise en charge des cas dans des unités d’isolement par des soins en isolement et la réalisation d’inhumations sans risque sous surveillance, le renforcement des précautions standard dans les établissements de soins et l’amélioration des actions de communication aux niveaux national et communautaire.

Une équipe sous la direction des CDC a mené des études écologiques dans le district de Kibaale pour tenter de connaître la source probable du virus et sa voie de transmission. Des échantillons ont été prélevés chez des chauves-souris, des primates et chez des animaux d’élevage pour étudier la source possible du virus Ebola et l’infection humaine initiale supposée à partir du monde animal.

Les équipes de riposte à la flambée d’Ebola ont continué d’éduquer les communautés à la prévention, à la détection et à la notification précoce des cas. Les agents de santé du district ont été formés à la prévention des infections nosocomiales.

En relation avec cet événement, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou au commerce en Ouganda.

Informations générales sur les sous-types d’Ebola

Cinq sous-types de virus Ebola ont été identifiés. Ils ont reçu le nom du lieu où ils avaient été détectés pour la première fois dans le cadre d’une flambée d’Ebola. Trois de ces sous-types ont été associés à des flambées d’Ebola de grande ampleur en Afrique: Ebola-Zaïre, Ebola-Soudan et Ebola-Bundibugyo. L’infection à virus Ebola se manifeste par une fièvre hémorragique provoquant la mort dans 25 à 90% des cas. L’espèce Ebola-Reston, que l’on trouve aux Philippines, peut infecter l’être humain, mais on n’a signalé jusqu’à présent aucun cas de maladie ou de décès qui lui soit imputable.

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