Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d'information sur les flambées épidémiques

L’OMS a été informée d’un nouveau cas, confirmé en laboratoire, d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) au Qatar.

Il s’agit d’un homme de 61 ans qui a des affections médicales sous-jacentes et a été hospitalisé le 11 octobre 2013. Toujours à l’hôpital, il est actuellement dans un état stable. Le patient, qui a donné un test positif à la recherche de l’infection par le MERS-CoV au Qatar, a été confirmé hier par le laboratoire de référence de Public Health England.

Selon l’enquête préliminaire, le patient n’est pas sorti du Qatar au cours des deux semaines précédant l’apparition de sa maladie. Il possède une ferme et a eu beaucoup de contacts avec ses animaux, dromadaires, moutons et poules. Des tests ont été faits sur certains animaux de son exploitation et tous ont été négatifs pour le MERS-CoV. Les investigations se poursuivent sur ce cas et sur les animaux de la ferme.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 jusqu’à présent, l’OMS a été informée au total de 139 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels il y a eu 60 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels apparaît une IRAS devront subir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance.

Dans la mesure du possible, on se procurera des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures de ces malades à des fins diagnostiques. Il est rappelé aux cliniciens qu’une infection à MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou de symptômes atypiques tels que la diarrhée, chez les patients immunodéprimés.

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui prodiguent des soins à des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer promptement des investigations pour identifier le mode d’exposition, de manière à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce Comité d’urgence, qui réunit des experts provenant de toutes les régions OMS, a formulé à l’unanimité l’avis suivant: compte tenu des informations disponibles, les conditions pour qu’on ait ici affaire à une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) n’étaient pas remplies.

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