Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 20 décembre 2013, l’OMS a été informée d’un cas supplémentaire, confirmé en laboratoire, d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS-CoV) aux Émirats arabes unis (EAU).

Un homme de 68 ans, tombé malade le 13 décembre, a été admis à l’hôpital le 14 décembre 2013 pour une arthroplastie ; il se plaignait aussi d’une toux et a été transféré à l’unité de soins intensifs le 16 décembre en raison de la dégradation rapide de son état. Le 19 décembre 2013, le diagnostic de MERS-CoV a été confirmé en laboratoire. Le patient présentait des affections médicales sous-jacentes. Les investigations préliminaires n’ont pas révélé d’antécédents récents de voyages ou de contact ni avec des animaux, ni avec un cas confirmé en laboratoire. L’enquête se poursuit sur ses contacts familiaux et le personnel soignant qui s’est occupé de lui.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 jusqu’à présent, l’OMS a été informée au total de 166 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels il y a eu 71 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS invite tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé aux personnels soignants de rester vigilants. Les voyageurs revenus récemment d’un séjour au Moyen-Orient et chez lesquels une IRAS apparaît devraient avoir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance.

Les patients diagnostiqués et notifiés jusqu’à présent ont eu comme affection primaire une maladie respiratoire. La diarrhée est couramment signalée et les complications sévères comprennent l’insuffisance rénale et le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) avec choc. Il est possible que les patients souffrant d’une immunodéficience sévère présentent des signes et symptômes atypiques.

Il est rappelé aux établissements de soins l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections. Les établissements soignant des patients chez lesquels une infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée doivent prendre les mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux personnels soignants et aux visiteurs.

Il est rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent évaluer et notifier rapidement à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV en lui communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection, ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient d’entreprendre sans délai les investigations pour identifier le mode d’exposition, de façon à éviter que le virus ne continue de se transmettre.

Les personnes exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV devraient éviter les contacts rapprochés avec des animaux lorsqu’ils se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation. Pour le grand public qui visite une ferme ou un élevage, il faut appliquer les mesures générales d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché des animaux, éviter les contacts avec des animaux malades et observer les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas actuellement d’appliquer des restrictions aux voyages ou au commerce.

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce comité, qui réunit des experts venant de toutes les Régions de l’OMS, a formulé à l’unanimité l’avis que, compte tenu des informations disponibles, les conditions n’étaient pas remplies pour l’instant pour déclarer que l’on se trouvait devant une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

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