Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 20 décembre 2013, l’OMS a été informée de quatre cas supplémentaires, confirmés en laboratoire, d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en Arabie saoudite.

Deux de ces cas sont des femmes de Riyad qui travaillent dans le secteur de la santé et n’ont signalé aucun symptôme.

Le troisième cas concerne un homme de 53 ans de Riyad, souffrant d’affections chroniques sous-jacentes. Il a été hospitalisé le 26 novembre et il est actuellement en traitement dans une unité de soins intensifs. Il n’a pas été exposé à des animaux et n’a pas voyagé en dehors de la région de Riyad. Il a été en contact avec un cas confirmé.

Le quatrième cas concerne un homme de 73 ans de Riyad, qui présentait des affections chroniques sous-jacentes et qui est décédé le 18 décembre, trois jours après son hospitalisation. Il avait été exposé à des animaux mais n’avait pas voyagé.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 jusqu’à présent, l’OMS a été informée au total de 170 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels il y a eu 72 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS invite tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé aux personnels soignants de rester vigilants. Conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance, le dépistage du MERS-CoV devrait être appliqué aux voyageurs revenus récemment d’un séjour au Moyen-Orient et chez lesquels une IRAS apparaît.

Les patients diagnostiqués et notifiés jusqu’à présent ont eu comme affection primaire une maladie respiratoire. La diarrhée est couramment signalée et les complications sévères comprennent l’insuffisance rénale et le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) avec choc. Il est possible que les patients souffrant d’une immunodéficience sévère présentent des signes et symptômes atypiques.

Il est rappelé aux établissements de soins l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections. Les établissements soignant des patients chez lesquels une infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée doivent prendre les mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux personnels soignants et aux visiteurs.

Il est rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent évaluer et notifier rapidement à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV en lui communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection, ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient d’entreprendre sans délai les investigations pour identifier le mode d’exposition, de façon à éviter que le virus ne continue de se transmettre.

Les personnes exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV devraient éviter les contacts rapprochés avec des animaux lorsqu’elles se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation. Pour le grand public qui visite une ferme ou un élevage, il faut appliquer les mesures générales d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché des animaux, éviter les contacts avec des animaux malades et observer les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas actuellement d’appliquer des restrictions aux voyages ou au commerce.

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce comité, qui réunit des experts venant de toutes les Régions de l’OMS, a formulé à l’unanimité l’avis que, compte tenu des informations disponibles, les conditions n’étaient pas remplies pour l’instant pour déclarer que l’on se trouvait devant une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

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