Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletins d’information sur les flambées en cours

L’OMS a été informée d’un cas confirmé en laboratoire supplémentaire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) à Oman.

Il s’agit d’un homme de 59 ans, tombé malade avec de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires le 20 décembre 2013 et admis à l’hôpital du Gouvernorat du Batinah du Nord le 24 décembre. Le 28 décembre, l’état de ce malade s’est détérioré et il a été transféré dans une unité de soins intensifs avec un diagnostic de pneumonie. Il est décédé le 30 décembre. La confirmation en laboratoire de la présence du MERS-CoV a été obtenue le 1er janvier 2014. Ce patient avait des antécédents d’exposition quotidienne à des dromadaires et à d’autres animaux d’élevage et avait également participé à des courses de dromadaires. En outre, il était gros fumeur.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 178 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels 75 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels apparaît une IRAS devront subir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance

Les cas diagnostiqués et notifiés à ce jour avaient présenté une maladie respiratoire en tant que pathologie primaire. On signale aussi couramment de la diarrhée chez ces malades, ainsi que des complications sévères, pouvant prendre la forme d’une insuffisance rénale ou d’un syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) avec choc. Il est possible que les malades sévèrement immunodéprimés manifestent des signes et des symptômes atypiques.

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui prodiguent des soins à des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer promptement des investigations pour identifier le mode d’exposition, de manière à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

Les personnes exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux lorsqu’ils se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation. Pour le grand public qui visite une ferme ou un élevage, il faut appliquer les mesures générales d’hygiène, comme le lavage régulier des mains avant et après avoir touché des animaux, éviter les contacts avec des animaux malades et respecter les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de quelconques restrictions aux déplacements ou au commerce

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce Comité d’urgence, qui réunit des experts provenant de toutes les régions OMS, a formulé à l’unanimité l’avis suivant : compte tenu des informations disponibles et en appliquant une démarche d’évaluation des risques, les conditions pour que nous soyons devant une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) ne sont actuellement pas remplies.

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