Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 12 février 2014, le Ministère de la Santé de Malaisie a notifié un cas humain d’infection par le virus de la grippe aviaire A(H7N9).

Présentation détaillée du cas:

Une femme de 67 ans de la province de Guangdong, en Chine, est arrivée en Malaisie le 3 février en voyage organisé avec un groupe de 17 touristes, dont des parents, et a passé la nuit à Kuala Lumpur, en Malaisie. Le groupe s’est ensuite rendu à Sabah, en Malaisie, du 4 au 6 février. Le 7 février, elle était hospitalisée, puis transférée dans un autre hôpital à Sabah. La patiente est actuellement dans un état stable.

Quatre jours avant de se rendre en Malaisie, le 30 janvier 2014, elle avait été traitée en Chine pour fièvre, toux, fatigue et douleurs articulaires. Compte tenu du moment d’apparition des symptômes et des dates de voyage, le plus probable est qu’elle ait été exposée avant son arrivée en Malaisie.

Le Ministère de la Santé de Malaisie mène actuellement une enquête, avec recherche des contacts, et coordonne également l’échange d’informations avec le Gouvernement chinois.

Cas humains sporadiques

Même si la détection signalée du virus A(H7N9) chez des volailles vivantes exportées de la Chine continentale vers la RAS de Hong Kong montre le potentiel de ce virus à se propager lors du transport de volailles vivantes, il n’y a aucune indication à ce jour d’une propagation internationale du virus grippal A(H7N9). Néanmoins, l’infection n’entraînant pas de signes de maladie chez la volaille, il importe de maintenir la surveillance.

L’infection de cas humains provenant des régions touchées qui franchiraient les frontières pourra être décelée dans un autre pays à leur arrivée ou après celle-ci. Dans ce cas, une propagation au niveau communautaire est peu probable car le virus ne se transmet pas facilement entre humains. Tant que le virus ne se sera pas adapté et ne donnera pas lieu à une transmission interhumaine efficace, le risque de propagation internationale du virus A(H7N9) par les voyageurs est faible. L’évaluation globale du risque reste inchangée.

On s’attend à observer d’autres cas humains sporadiques d’infection par le virus A(H7N9) dans les zones touchées et éventuellement dans les zones avoisinantes, compte tenu en particulier de l’intensification du commerce et du transport de volailles avec la célébration du nouvel an lunaire.

Conseils de l’OMS

L’OMS conseille aux voyageurs qui se rendent dans des pays que l’on sait touchés par des flambées de grippe aviaire d’éviter les élevages de volailles ou les contacts avec des animaux sur des marchés d’oiseaux vivants, la pénétration dans des zones où peuvent s’effectuer des abattages de volailles, ou encore les contacts avec des surfaces apparemment contaminées par des fèces de volailles ou d’autres animaux.

Les voyageurs devront également se laver les mains souvent à l’eau et au savon et respecter les bonnes pratiques de sécurité sanitaire des aliments et d’hygiène alimentaire.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée en rapport avec cet événement et ne recommande actuellement pas l’application de quelconques restrictions aux déplacements ou au commerce.

Comme toujours, on envisagera le diagnostic d’infection par un virus grippal aviaire chez les individus présentant des symptômes respiratoires aigus sévères pendant un voyage ou juste après leur retour d’une zone où la grippe aviaire est source de préoccupation.

L’OMS encourage les pays à continuer d’intensifier la surveillance de la grippe, y compris la surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS), et à examiner soigneusement toute présentation inhabituelle afin de s’assurer de la notification des infections humaines au titre du RSI (2005), et à poursuivre les mesures de préparation sanitaire nationales.

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