Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 20 février 2014, le Ministère de la Santé d’Arabie saoudite a annoncé deux nouveaux cas confirmés en laboratoire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS-CoV).

Informations détaillées sur les cas communiqués à l’OMS:

  • Le premier cas concerne un homme de 58 ans de la province d’Al Ahsa. Il est tombé malade le 2 février et a été hospitalisé le 4. Il s’est rétabli et a pu sortir de l’hôpital le 24 février. Le patient souffrait de plusieurs maladies chroniques et l’on indique qu’il avait été en contact avec des animaux.
  • Le second cas concerne une femme de 81 ans de la région de Riyad. Elle avait de multiples affections préexistantes et a été hospitalisée le 2 février. Les symptômes de l’infection par le MERS-CoV sont apparus le 5 février et la patiente est décédée le 8. Elle n’avait pas d’antécédents connus de contact avec des animaux avant de tomber malade.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 jusqu’à présent, l’OMS a été informée d’un total de 186 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, dont 81 décès.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS invite tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Les mesures de prévention et de lutte contre les infections sont indispensables pour éviter la propagation du MERS-CoV dans les établissements de soins. Les établissements soignant des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission du virus à d’autres patients, au personnel médical ou aux visiteurs. Une éducation et une formation à la prévention et à la lutte contre les infections devront être dispensées à tous les soignants et faire l’objet de rappels réguliers.

L’identification précoce du MERS-CoV n’est pas toujours possible, la maladie prenant parfois une forme bénigne ou atypique. Il est donc important de garantir l’application systématique des précautions standards pour tous les patients, quel que soit le diagnostic, et toutes les pratiques de travail.

Il faudra compléter ces mesures par les précautions gouttelettes lors des soins prodigués à tous les malades présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë, et par les précautions contact et une protection oculaire lorsqu’on s’occupe d’un cas probable ou confirmé d’infection à MERS-CoV. Les précautions aériennes sont indiquées lorsqu’on met en œuvre des procédures générant des aérosols.

Lorsque les indices cliniques et épidémiologiques orientent fortement vers une infection à MERS-CoV, le patient devra être pris en charge comme s’il était potentiellement infecté, même si un premier test sur un écouvillon nasopharyngé s’avère négatif. Dans le cas où ce test initial est négatif, il convient de le répéter sur des échantillons prélevés au niveau des voies respiratoires inférieures.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. On soumettra à un dépistage du MERS-CoV les voyageurs récemment revenus du Moyen-Orient et chez lesquels se développe une IRAS.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par un virus MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi qu’une description de l’évolution clinique. Ils devront lancer rapidement des investigations sur l’origine de l’exposition afin d’identifier le mode d’exposition et de prévenir une éventuelle poursuite de la transmission du virus.

Les personnes exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux lorsqu’elles se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation. Les membres de la population générale qui visitent une ferme ou un élevage devront observer les mesures générales d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché des animaux, éviter les contacts avec des animaux malades et respecter les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas actuellement de restrictions aux déplacements ou au commerce.

Partager