Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fièvre hémorragique à virus Ébola en Guinée – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées en cours

Le Ministère de la Santé guinéen a notifié aujourd’hui 4 cas confirmés en laboratoire de fièvre hémorragique à virus Ébola dans la capitale, Conakry. De plus, un cinquième sujet est décédé sans que ce cas suspect ait été confirmé en laboratoire. Des investigations intensives sont en cours afin de repérer la source et la voie d’infection de ces patients, retracer leur parcours jusqu’à leur arrivée à Conakry et déterminer la période de contagion afin de rechercher les contacts.

Des équipes d’intervention rapide sont chargées de ces investigations et sensibilisent les agents de santé et les communautés touchées à la fièvre hémorragique à virus Ebola pour réduire le risque de poursuite de la transmission.

Le nombre total de cas suspects et confirmés pour la flambée de fièvre hémorragique à virus Ébola en cours en Guinée s’élève désormais à 103, dont 66 décès. Aujourd’hui, 15 nouveaux cas suspects ont été notifiés en Guinée (8 à Guékédou et 2 à Macenta en plus des 5 à Conakry). Le taux de létalité est de 64%.

Tous les groupes d’âge sont touchés mais la plupart des cas sont des adultes de 15 à 59 ans. Quatre agents de santé figurent parmi les décès attribués à la flambée d’Ebola. La situation évoluant rapidement, le nombre ce cas et de décès notifiés sont provisoires et susceptibles de changer en raison du renforcement des activités de surveillance et des tests de laboratoire.

Depuis le début de l’épidémie, la plupart des cas ont été signalés dans trois districts du sud-est de la Guinée (Guékédou, Macenta et Kissidougou). La recherche des contacts et le suivi continuent dans ces régions.

À ce jour, 15 cas ont été declarés positifs pour le virus Ébola par PCR, confirmés par des laboratoires collaborateurs, dont l’Institut Pasteur de Lyon (France), l’Institut Pasteur (IP) de Dakar (Sénégal) et l’Institut Bernhard-Nocht de Médecine tropicale de Hambourg (Allemagne). Les études de laboratoire montrent que le virus responsable de la flambée est le virus Ébola du Zaïre.

Le nombre de cas confirmés en laboratoire est appelé à évoluer car les résultats d’analyse des laboratoires participants n’ont pas tous été regroupés et de nouvelles analyses d’échantillons sont en cours.

L’OMS a alerté les pays limitrophes de la Guinée et leur a recommandé de renforcer la surveillance des syndromes évocateurs d’une fièvre hémorragique virale, notamment le long des frontières terrestres. La Sierra Leone et le Libéria ont signalé des cas et des décès suspects évocateurs de fièvre hémorragique Ébola chez des personnes s’étant rendues en Guinée avant l’apparition des symptômes.

À ce jour, aucun pays n’a notifié à l’OMS de cas de fièvre hémorragique virale chez des personnes qui ne s’étaient pas rendues en Guinée. Les trois pays échangent quotidiennement des informations entre eux et avec l’OMS. Le Libéria a notifié 8 cas suspects de fièvre hémorragique Ébola, dont 6 mortels, les sujets ayant des antécédents de voyage dans le district de Guékédou. La Sierra Leone a notifié 6 cas suspects, dont 5 mortels. Les investigations concernant ces cas suspects se poursuivent.

Le Ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS et d’autres partenaires continue de mettre en œuvre des mesures pour maîtriser la flambée et prévenir sa propagation. Dans le cadre de la riposte internationale, l’OMS et le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) ont déployé des experts pour apporter un soutien à la Guinée dans les domaines suivants: coordination, prise en charge des cas, surveillance et épidémiologie, diagnostic, lutte anti infectieuse et prévention, mobilisation sociale, logistique et anthropologie médicale.

La formation des agents de santé communautaires et du personnel de santé à détecter, notifier et prendre en charge les cas suspects et confirmés ainsi qu’aux mesures visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’infection, y compris les précautions à prendre pour les enterrements, sont des interventions prioritaires.

Le Réseau des laboratoires travaillant sur les agents pathogènes émergents et dangereux (EDPLN: Emerging and Dangerous Pathogens Laboratory Network) collabore avec les laboratoires nationaux en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone pour garantir l’accès aux analyses de laboratoire pour les cas suspects et pour des tests supplémentaires.

L’OMS ne recommande pas d’appliquer à la Guinée, au Libéria et à la Sierra Leone de restrictions aux voyages ou au commerce sur la base des informations actuellement disponibles sur cet événement.

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